Religieux de Saint-Denys, t. IV, p
7. Juvénal des Ursins, p. 471 ; Monstrelet (t. Il, p. 270) dit le 11.
de ses rives ' : car le bon duc de Berry avait fait dire qu'il tenait la ville rendue au roi et à monseigneur le dauphin, mais non à certaines gens qu'il serait plus honorable pour lui de n'avoir pas en sa compagnie, et qu'il garderait sa cité le mieux qu'il lui serait possible \ Pour cela il avait engagé ses bijoux et jusqu'aux reliques de la Sainte Chapelle ^ ; de son côté Charles d'Orléans avait fait porter à son oncle de Berry certains joyaux d'Orléans que menait une voiture à cinq chevaux 4.
De la plaine aux murailles et des murailles, à la plaine, volaient traits de canons, d'arbalètes et de bricoles. On échangeait aussi des injures. Ceux de Bourges criaient: « Faux traîtres ! Bourguignons ! Vous avez ici amené le roi enclos en sa tente comme non bien sain de propos et de pensée ! Votre Duc est un faux homicide ! S'il n'eût été là nous aurions ouvert les portes au roi et lui eussions fait obéissance ! » Et ceux de Bourgogne répondaient : « Faux traîtres ! Armagnacs ! Rebelles contre le roi et souverain seigneur! » Le duc de Bourgogne écoutait froidement de telles injures; il pensait seulement les venger par des décharges de sa forte artillerie 5.
Tel n'était pas l'avis du dauphin, qui devait un jour hériter d'une si belle cité, ennoblie de fines architectures, la belle cathédrale de Saint-Etienne, la Sainte Chapelle, qui semblait une châsse ^ Il ht défense aux can-