‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 121 sur 639 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

9. Ibîd.-,\Q 9 août, l'excommunication des princes fut levée (Juvénal des Ursins, p. 472); puis la mainmise sur les biens des partisans du duc d'Orléans (Bastard, n°65i),

104 CHARLES d'oRLÉANS

A Auxerre le roi manda ses grands seigneurs, les gens d'église et ceux des bonnes villes.

Le lundi qui suivit l'Assomption le duc d'Orléans et le comte de Vertus y vinrent aussi, encore tout vêtus de deuil, avec 2.000 combattants'. L'assemblée se tint dans la plaine, hors de la cité, près d'une abbaye de nonnains^ Le dauphin, le roi de Sicile, les ducs de Bourgogne et de Bar les attendaient là, sur un échafaud. Charles et ses frères firent le serment solennel d'entretenir les traités ; le comte de Vertus, celui d'épouser la fille du duc de Bourgogne \ Ils renonçaient en outre à toute convention avec le roi Henry d'Angleterre à toute alliance contre Bourgogne ^ Ce jour-là les cloches de la ville sonnèrent et l'on chanta dans la cathédrale un solennel Te Deiim. Les princes y assistèrent, à genoux ^ Après quoi on servit un riche dîner, suivi de jeux divers. Le plus apprécié des bonnes gens des communes ce fut de voir Monseigneur d'Orléans et Monseigneur de Bourgogne chevaucher le même cheval. Et, devant ce miracle de Dieu, à hauts cris, le peuple criait : Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominihus honx voJuntatis, alléluia, alléluia !

1 . Le 22 août (Monstrelet, t. II, p. 292 ; Religieux de Saint-Denys, t. IV, p. 708.) — Le Religieux de Saint-Denys (t. IV, 708) dit que l'on attendit un peu les frères d'Orléans. Juvénal des Ursins (p. 474) a recueilli le bruit qu'ils ne se rendirent pas à Auxerre, craignant d'y être assassinés ; le roi les aurait mandés à Melun où ils auraient juré la paix comme les autres. — On voit que le 24 août Charles d'Orléans, de Coucy, mandait de payer à Alain de Beaumanoir, écuyer, serviteur de Richemont, qui venait lui apporter des nouvelles, la somme de 20 écus d'or (Bastard, 653). — Le lendemain, il faisait rembourser à Jean de Craon, seigneur de Montbazon, 200 1. prêtées en son très grand besoin (Ihid., 654).

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