‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 123 sur 639 · Monstrelet, t. II, p. 303 (Voir l'Itinéraire · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. II, p. 303 (Voir l'Itinéraire

6. 1412, 18 mai, Bourges. Traité conclu entre Henry VI, Jean, duc de Berry, Charles d'Orléans, Jean, duc de Bourbon, Jean, comte d'Alencon. Le duc d'Orléans possédera, sa vie durant, le comté d'Angoulême dont il recevra l'investiture du roi d'Angleterre qui, pour plus de sûreté occupera Châteauneuf-sur-Charente ; ledit duc devra établir dans ses châteaux de bons et loyaux capitaines qui devront en faire remise après le trépas du duc : celui-ci recevra de plus du roi d'Angleterre l'investiture du Périgord (Rymer, Fœdera, t. VIII, p. 738). Le 20 mai, de Londres, Henry lui promettait aide et assistance, comme il est tenu de le faire envers les bons et fidèles vassaux de la couronne d'Angleterre (Jhid., p. 743). Le 8 juin, à Westminster^ une convention était passée entre le roi Henry et Thomas, son sénéchal, au sujet de l'envoi à Blois de i.ooo hommes d'armes et 3.000 archers

VIK DE CHARLES d'oRLÉANS

de Bourges, j.ooo hommes d'armes et 3.000 archers commandés par 'Jliomas de Lancastre, duc de Clarence, et John (]ornwall, étaient descendus à Saint-Wast en Cotentin '. Ils arrivaient après la paix faite, tandis que les princes auraient eu grand désir de renoncer à leur malheureuse alliances on ne savait plus comment faire déguerpir ces Anglais qui causaient, dans les pays où ils passaient, d'innombrables maux 3.

Le duc de Berry était ruiné ; il avait vendu les reliquaires de la Sainte Chapelle de Bourges et ceux des autres églises pour payer les gens de ses garnisons'^. Charles n'en valait guère mieux : ses pays avaient été ravagés ; ses forteresses du Valois demeuraient encore aux mains du comte de Saint-Pol, qui faisait vendre jusqu'aux tuyaux de plomb de Coucy^' et incendier Pierrefonds Comment aussi arriver au traité qui mettrait fin à cette pillerie des Anglais?

Après des pourparlers d'un mois les ambassadeurs de Charles d'Orléans consentirent aux conditions suivantes : les

d'Angleterre sur la demande des ducs de Berry, d'Orléans et de Bourbon, des comtes d'Alençon et d'Armagnac, du sire d'Albret, comme suite à leur désir de remettre le duché de Guyenne au roi d'Angleterre (Ihid., p. 745). Cf. Walsingham, Historia Anglicana, II, 288.

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