Bibl. de Blois, Joursanvault, n
ter; au mois de février 1421, Denisot Rogier' lui passait 300 écus d'or et François Davy, pour Jean Victor, recevait 600, puis 590 livres; au mois de septembre, le même Denisot lui portait 500 écus d'or^; le 15 mars 1422, Denisot lui apportait encore 74 écus; au mois de mai 3, 400 écus et même somme au mois d'août; en septembre, Jean de Moucy lui passait 400 écus+. Ces fidèles serviteurs, si zélés à traverser la mer, lui communiquaient aussi les lettres closes qu'il conservait par devers lui dans une layette de bois, les pièces de comptabilité, les requêtes qu'il approuvait ^. Et sans doute ils lui donnaient encore des nouvelles de ses pays, lui rapportant comment le temps se passait à Blois.
Car Charles aimait sa sœur Marguerite, son vaillant frère Philippe de Vertus, le Bâtard, sa petite fille Jeanne. Au temps des plus strictes économies il avait déclaré qu'ils continueraient de vivre comme par le passé ^.
Mesdemoiselles d'Orléans, comme on appelait Marguerite
1. Le 17 juillet 141 7, Denisot Rogier était dit à son service en Angleterre et Charles faisait payer à Jeanne la Rozière, sa femme, pour l'aider à vivre, 8 1. t. (Bibl. nat., Pièces orig., 2527, Rogier, 4).
2. Sauf-conduit pour rentrer en France du 16 novembre (French rolls, 44^^'^ Report of Deputy Keeper).
3. Sauf-conduit du 28 mai (Ibid., 48^11 Report). — Un autre sauf-conduit pour Guillaume Cousinot et autres passant en Angleterre date du 22 (French rolls, Henry VI, m. 13). — Je remercie bien sincèrement M. L. Lailavoix qui a mis à ma disposition un dépouillement très complet des French rolls.