Le 31 janvier 1421 (Arch. nat., K. 59, n» 32 et
5. (.( Considerans la vraye et naturele amour, ensemble la recommendable loyaulté et affection que a tousjourz eues et gardées envers nostre personne et seigneurie nostre très cher et très amé frère et cousin le duc d'Orlians, la longue paine de prison et les grandes durtés et misères que, en sa personne, a voulu, pour sa dicte loyaulté et son honneur garder, endurer paçiemment et par si long temps en la main et servaige de noz anciens ennemis les Anglois qui, depuis le jour d'Agincourt en Picardie, ou il fut pris pour nostre propre fait et querele, l'ont tousjours détenu, et encores détiennent prisonnier, en faveur desquelles choses sommes bien tenuz et obligez de aider et secourir a lui et aux siens... » (Arch. nat., X'a 8604, fol. 70 vo).
6. Déjà en 1418, Guy, l'archevêque d'Orléans, lui donnait quittance de 500I. t., partie d'une somme plus élevée due pour une grande quantité de vaisselle d'argent qu'il lui avait prêtée pour être vendue dans son grand besoin (British Muséum, add. ch., 3164).
7. De Laborde, t. III, n° 63 16-63 17 5 Arch. nat., K. 64, n° 3712.
8. Arch. nat., K. 535, n" 27, fol. 13 ro ; cette année-là Alessandro Ferrantino déclarait avoir reçu du chancelier du duc d'Orléans « plusieurs grosses sommes ». (Ibid., fol. 15.)
songeait aussi à les engager : dès le mois d'octobre 1422 les syndics de sa ville d'Asti se mettaient sous la sauvegarde du duc de Milan pendant sa détention ' ; en 1426 Charles d'Orléans faisait savoir au duc de Savoie qu'il lui céderait volontiers Asti contre 200.000 écus nécessaires à sa rançon-.
Certes, les deux frères captifs recevaient bien de leurs terroirs de Blois et d'Orléans vin rouge, vin blanc et clairet, que le chancelier Cousinot faisait charger sur la Loire et conduire par mer ^ exempts de droits d'entrée ^ ; de même le sucre leur arrivait de Lombardie ; de France, on leur envoyait encore peignes d'ivoire, rasoirs émaillés à leurs armes, miroirs, ciseaux de Clermont, lancettes à saigner ^ et petits couteaux^. Mais pour vivre ils devaient avoir recours à leurs serviteurs. Jean d'Angoulême empruntait à Jean de Saveuses, à Jean de Moucy, à Cognac, aux Anglais eux-mêmes, à Gower 7, à Thomas Sutton, receveur du comte de Somerset ^ : bien des jours, sans le secours de Colinet, tailleur de son métier, il n'eût pas mangé ae rôti ^ A Herlph, l'Anglais, au mois de novembre 1426, Charles d'Orléans rendit les 160 écus qu'il lui avait prêtés
En 1426, au mois d'août, Jean de Rochechouart, seigneur
î. Arch. nat., K. 62, n" 2.
2. Clem. Lupi, DelJe rela^ioni fra Fïren^e e Savoia, Firenze, 1863, in-8°.
3. G. Dupont-Ferrier, op. cit., p. 55. — Sauf-conduit du 14 février 1423 à Jean Victor pour avoir du vin de France à Londres (Depiity Keeper, 48111 report) ; 1 2 juillet 1423, sauf-conduit pour des vaisseaux apportant du vin de France {Ibid.}.