‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 307 sur 639 · Bourgeois de Paris, p · texte numérisé non relu

Bourgeois de Paris, p

6. Journal d'un bourgeois de Paris, éd. Tuetey, p. 356 et note 2. (Résumé des registres capitulaires de Notre-Dame, Arch. Nat., LL 218, fol. 27.)

dans un oratoire préparé prés du grand autel, embrassa le chef de saint Philippe, la belle croix, et plusieurs autres reliques exposées à sa dévotion. Après quoi il sortit, au chant des orgues et au son des cloches, acclamé par le peuple qui criait : Noël !

Certes, partout où il séjournait on lui rendait de grands honneurs, comme s'il fût le roi de France en personne ou son fils, le dauphin ; sa délivrance était considérée par beaucoup de gens comme bien consolante pour le royaume ; le bon peuple de France avait souffert de son emprisonnement et depuis longtemps le désirait voir en franchise, comme il était ^

Ainsi le duc d'Orléans resta huit jours dans la ville de Paris. A son départ les Parisiens lui présentèrent de beaux dons, qu'il reçut avec plaisir. Et, comme il avait promis de faire la paix entre les rois de France et d'Angleterre, on convint de lever en sa faveur une taille dont le clergé payerait la moitié \ Puisque tout se perdait par la maudite guerre, le clergé fut bien incliné à l'octroyer : à titre de don gratuit, au nom du clergé de la ville de Paris et du diocèse, le chapitre de Notre-Dame présenta 500 francs au duc d'Orléans pour l'aider au payement de sa rançon \

Mais il est un personnage que Charles d'Orléans ne vit pas : c'est son propre cousin, le roi Charles de France, bien qu'en ce temps-là, occupé à poursuivre les routiers, il se tînt

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