‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 317 sur 639 · Monstrelet, t. VI, p. 26 et suiv · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. VI, p. 26 et suiv

trances furent faites « en la plus grande révérence et humilité » et surtout ce dans le plus doulx et gracieux langage » qui se put trouver'. Après quoi les princes jurèrent solennellement d'observer le traité d'Arras et se séparèrent en grande amitié et union \

Quant au roi Charles VII, il se tenait alors à Limoges, rassemblant son armée. C'est là que vinrent le trouver les délégués des princes qui l'ennuyaient si fort à entendre \ A chacun des articles qu'ils lui présentèrent le roi donna, oralement et par écrit, de très patientes et très fermes réponses. Les ambassadeurs des princes, après avoir été honorablement hébergés en son hôtel, s'en retournèrent les porter aux seigneurs mécontents 4.

En ce qui concernait Charles d'Orléans ils avaient allégué ses mérites ; que, durant sa longue prison et depuis son retour en France, il n'avait reçu aucun secours du roi, bien que pendant sa captivité ses gens eussent levé toutes les aides dans les pays du duc. Ils avaient demandé aussi la restij tution de ses places et seigneuries que le roi détenait encore; i une provision convenable pour soutenir son état et payer sa j rançon. Sur quoi le roi Charles n'avait pas manqué de |- répondre que ses terres lui avaient été enlevées du temps du roi Charles VI, son père, et pendant qu'il demeurait j encore en France. Quant au fait de sa finance le roi l'assurait qu'il n'aurait plus lieu de se plaindre. Le roi n'oubliait pas sa

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