Bibl. nat., Pièces orig., 2155, no
entendait le latin et savait les règles de grammaire ^ Louis d'Orléans avait reçu les leçons de Raoul Pasquée, dit de Justines, son aumônier, plus tard son conseiller et curé de Saint-Pol \ On estimait communément que la science et la chevalerie devaient être étroitement unies > ; de bonne heure aussi Louis d'Orléans avait aimé les livres ^.
Valentine, qui était lettrée, paraît avoir exercé une surveillance réelle sur l'instruction qui leur fut donnée. Cet enseignement était reçu en commun par Charles et par Philippe. En 1402 Hugues Foubert, libraire parisien et enlumineur de livres, recevait en effet de maître Poquet, receveur des finances de Madame la duchesse d'Orléans, la somme de 60 sous pour avoir enluminé d'or, d'azur et de vermillon, puis relié de cuir vermeil, deux petits livres pour l'instruction des deux enfants K En 1403 Nicolas le Besc vendit un Psautier à leur usage ^. On voit que c'est encore le trésorier de Valentine qui régla cette dépense.
Maître Nicole Garbet donnait aux enfants d'Orléans cette instruction commune et, sans doute, il avait succédé dans ce service à la dame de Maucouvent, « garde » - de Charles. Dès 1404 maître Nicole Garbet, bachelier en théologie et secrétaire de Monseigneur le duc Louis, prit le titre de c( maistre d'escolle de Charles, Monseigneur, conte d'Angou-