‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 322 sur 639 · De Beaucourt, t. III, p. 240 et suiv · texte numérisé non relu

De Beaucourt, t. III, p. 240 et suiv

l'aide royale : « Si vous prions que pour amour et faveur de nous, et pour ce très grant besoin qu'il nous est (et plus que ne pouvez penser) de recouvrer ledit aide pour payer bien grosse somme d'or que briefment nous convient envoyer auxdits Anglais pour le fait de nostre dite délivrance... Vous prions que veuilliez donner à nosdits serviteurs et autres, qui pour nous s'en entremettent, toute faveur et ayde. Car en greigneur' nécessité ne nous pourriez secourir; et le bien et courtoisie que nous ferez en ceste occasion aurons, au plaisir Dieu, en mémoire, et le recognoistrons de très bon cueur envers vous en ce que pourrez avoir à faire, tant devers mondit seigneur le Roy que autrement, comme vous diront nosdits serviteurs, lesquels vous prions que veuillez croire. Chiers et bons amis, le benoist Saint-Esprit soit garde de vous » ^

Charles devait retourner bientôt à Blois, renonçant à toute action publique, sauf en ce qui concernait la paix avec l'Angleterre, ainsi qu'il l'avait juré, et qui pouvait seule amener la délivrance de son frères

Ainsi, dans le séjour très court qu'il fit à Paris (septembre), il eut la visite du messager qu'il venait d'expédier vers le duc d'York à Rouen ; Charles d'Orléans le renvoya porter des lettres à Thomas Hoo, bailli de Mantes. Il reçut aussi des lettres du comte de Suffolk4. Puis Charles regagnait Blois.

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