‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 325 sur 639 · Arch. Nat., K. 67, n · texte numérisé non relu

Arch. Nat., K. 67, n

offrande à l'église des Jacobins, charitable envers cette femme de Poitiers, fille d'un sien chevaucheur d'écurie ; le jour de la Fête-Dieu il aumôna de 30 s. un pauvre gentilhomme mendiant et sa femme ; il n'oublia pas non plus les « fillettes de l'hôtel du Roy y>\

De retour à Orléans, Charles gagnait bientôt le nord de la France : sans doute il allait conférer avec son cousin de Bourgogne. Passant à Notre-Dame de Liesse, le 7 septembre 1443, il y fit son offrande, acheta des affiquets d'argent pour madame et ses demoiselles ; mais pour lui il se fit transcrire les oraisons de Notre-Dame ^

En même temps qu'il avait décidé la reprise des négociations avec l'Angleterre, le roi Charles VII s'occupait de secourir Dieppe ^ Or les Anglais, las de la guerre, étaient tout disposés à profiter de la médiation de leur allié, le duc de Bretagne. Le 11 février 1444 Henry VI faisait délivrer des pouvoirs aux ambassadeurs qu'il se proposait d'envoyer en France : William Pôle, comte de Suffolk, Adam Moleyns, doyen de Chichester, garde du sceau privé, Robert Roos, le chancelier Thomas Hoo, Richard Andrew, docteur en lois et John Wenlok'^.

Rude et périlleuse entreprise! C'est sur l'assurance formelle du roi que jamais ni lui ni les siens ne seraient inquiétés de ce fait, après s'en être défendu, que Suffolk accepta de conduire l'ambassade. Sans doute il prévoyait l'accusation de trahison qui ne manquerait pas d'atteindre qui signerait un

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