‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 357 sur 639 · Bibl. Nat., P. orig., 2159, Orléans, no · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., P. orig., 2159, Orléans, no

fois de plus il rebroussait chemin. Le 2 juillet, Charles était à Chalon, d'où il envoyait porter des lettres au prince d'Orange; un serviteur de Guillaume Moreau, élu de Lyon, lui apportait d'autres lettres annonçant la mort de Catherine de Husson ' ; le 7, il donnait son ordre du porc-épic à Claude de Saint-Julien ^

Le Pas de la Fontaine de Pleurs, que défendait Jacques de Lalaing, pour parvenir au palais d'honneur et acquérir « la grâce et bienveillance de celle qui par dessus toutes dames est la nompareille », se tenait encore à Chalon ^ La noblesse qui suivait alors Charles d'Orléans s'en vint donc pour voir le haut mystère de l'entreprise dans la belle plaine de Saint- Laurent, entre Saône et Doubs. Pèlerins et pèlerines, qui allaient fort nombreux au grand Pardon de Rome de Tan 1450, se pressaient à ce beau spectacle 4.

Il tirait son nom du tableau dressé contre le pavillon représentant la glorieuse vierge Marie tenant son fils et, plus bas, sur le côté droit, une dame, richement vêtue, le chef en simple atour, qui semblait pleurer si abondamment que ses larmes tombaient à terre en formant une fontaine î. Déjà Pierre de Chandio, écuyer bourguignon, et Jean de Boniface, chevalier aragonais, avaient touché les targes et combattu contre Lalaing ^ Un beau compagnon, jeune écuyer de Bourgogne, Girard de Roussillon, leur succéda et, le premier, combattit Lalaing à visage découvert 7.

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