Arch, Nat., KK. 271, fol. 20, 59 v
Blossette, Isabeau Caillaude et Annette de Montault'. Elles étaient très modestement mises. On faisait une cotte simple pour Marie de Ferrières d'une des vieilles robes de Madame^ ; on la teignait en noir et les manches seules étaient renouvelées ^ ; on procédait de même pour la houppelande grise de Marie Blossette. La cotte simple de la nièce de Denis de Montault était tirée d'une vieille robe de la duchesse 4. Ces demoiselles portaient chausses noires, manteaux de drap de même couleur, chapeaux gris d'Allemagne et recevaient chaque année huit chemises et quatre couvre-chefs 5. Et sans doute, ainsi vêtues, à l'ombre de leurs coiffes, elles ressemblaient plutôt à des religieuses. Charles d'Orléans, qui leur était indulgent et baillait à l'une d'elles deux écus pour jouer aux cartes ^ raillait sans doute de tels couvre-chefs ^ :
Levez ces cuevrechiefz plus hault Qui trop cuevrent ces beaulx visaiges : De riens ne servent tels umbraiges Quant il ne fait haie ne chault.
On fait a beaulté, qui tant vault, De la musser tort et oultraiges...
Je scay bien qu'a Dangier n'en chault.
Et pense qu'il ait donné gaiges Pour entretenir telz usaiges :
Mais l'ordonnance rompre fault.
Il est un autre personnage qui, lui aussi, a sa maison dans la petite cour de Blois. C'est Monseigneur de Beaujeu, Pierre,
1. Elles étaient huit au mois de novembre 1443 (Bibl. Nat., P. orig., 2158, I n° 565) : Marie et Marguerite de Husson, Jehanne Prunelé, Jehanne des Croz, ' Jaquette, nièce de Pierre Quéret, Perrine Rochele, Catherine de Marray, Jehanne ; de Brucelles.