‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 383 sur 639 · Dessales, op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

Dessales, op. cit., t. II, p

Ainsi demeurent presque dans leur ensemble les possessions territoriales que Louis d'Orléans a assurées à ses enfants. Charles d'Orléans fait donc figure de « puissant prince », de « très redouté seigneur » ' ; dans le protocole des actes de sa chancellerie on pourra le nommer: Charles duc d'Orléans, de Milan ei de Valois, conte de Blois, de Pavye et de Banmoîit, seigneur d'Ast et de Coiicy ; sur ses manuscrits il accolera à son écu fleurdelisé la guivre qui se tord sur celui de Milan ; mais tant de biens, grevés de charges nombreuses et diminués par la guerre, font de Charles d'Orléans un seigneur de « petite autorité » ^.

Certes, ce sont de belles et bonnes terres que le duché d'Orléans et le comté de Blois avec leurs grandes forêts, le blé, le bétail, le trafic de la rivière de Loire qui assure au duc les péages sur le vin, le blé et l'avoine ^ ; mais ces pays ont vu diminuer leurs revenus ; ils ont été trop longtemps foulés par la guerre 4. C'est seulement après le départ des Ecorcheurs et la réforme militaire que les paysans j ont cultivé les champs en toute sécurité, que les marchands j ont circulé sur les routes. Les terres du comté de Soissons ^ demeurent comme inhabitées; les maisons y tombent en ruines ^ La situation du comté de Vertus n'est guère plus brillante 7. Dans le comté de Valois les forteresses de Pierrefonds, de Coucy, de la Ferté-Milon doivent être entretenues

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