J. de Croy, Cartulaire de Blois, p
pour faire rentrer ses deniers. Puisque la guerre a foulé ses domaines, il renoncera à percevoir les arrérages des tailles sur les habitants de ses terres \
11 y avait un usage qui voulait que les marchands drapiers de Blois apportassent aux halles de cette ville les draps vendus les jours de foire et de marché, sans qu'ils pussent les détailler dans leur boutique. Appliqué rigoureusement, il amenait pour les drapiers de nombreuses confiscations et de lourdes amendes : « Pourquoy nous, les choses dessusdictes considérées, qui ne voulons les merchanz de noz pays et seigneuries estre traictez rigoureusement ne leur bailler ordonnances qui trop les chargent de peines et amendes... », le duc les diminua à l'arbitrage du Prévôt et les réglementa jusqu'cà la somme de 60 sous\ La faculté de porter les causes devant des juridictions lointaines engendrait de grands abus et égarait la justice. Le duc fit défendre cette pratique par cri public que proclama son sergent : « Or ouez de par Monseigneur le duc d'Orléans, de Milan, etc. ! On defîend de par mondit seigneur le duc à tous les subgez et justiciables de mondit seigneur, qu'ilz ne traictent ne facent traiter les ungs les autres par devant autres juges que les juges de mondit seigneur des actions dont la court et congnoissance appartient à mondit seigneur le duc, et à ses juges, à peine de désobéissance et d'amende » K C'est donc à raison que Charles a pu écrire :
Ce Saint Martin, présentement, Qu'avocaz font commencement De plaidier les faiz de la loy,