De Laborde, t. III, n» 6994 (août
LE SÉJOUR d'honneur 447
Au mois d'avril 1457, James, Monseigneur de Savoie, est hébergé ' à Blois ainsi que ses serviteurs, Louis d'Avauchier et François de Chdtillon \ James s'était fait devancer par Joc, son fauconnier, qui avait apporté des oiseaux à la duchesse d'Orléans ; quant au duc, il reçut par l'entremise de Perrinet du Pin, le chroniqueur, son écuyer, un livre de ballades 3. Au ; mois de mai, James recevait, ainsi que Monseigneur et Madame, son argent de poche « pour faire leurs plaisirs et vouluntez » ; avec eux James jouait au glic tandis qu'ils allaient en chaland de Beaugency à Blois Et James signait [l'exemplaire des poésies d'Alain Chartier qui appartenait à i Marie de Clèves>. C'était là bien connaître les goûts de ses hôtes. Ce même mois, Charles faisait payer au comte d'Etampes la somme de 100 livres^.
Ainsi Blois était devenu le « séjour d'honneur » au temps de Charles d'Orléans : on y demeure sous le charme de son esprit et de la noblesse de ses manières.
La famille de Charles et ses alliances lui assurent, en outre, jplus que ses biens et sa fortune, une situation prépondé- 'rante entre tous les princes de son temps.
Et d'abord son mariage avec la nièce de Philippe le Bon, iMarie de Clèves, l'a introduit dans la parenté de la maison de Bourgogne. Adolf, père de Marie, heureux dans ses guerres, a marié fort honorablement ses enfants. L'aîné, Jean, a épousé Agnès, sœur de Charles, roi de Navarre, puis Elisabeth, héri-