‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 469 sur 639 · Livres sortis de la bibliothèque à un titre quelconque. j · texte numérisé non relu

Livres sortis de la bibliothèque à un titre quelconque. j

5. De Laborde, III, no 6765. — 6. Ibid., III, no^ 6780-681. — 7. Ibid., III, no 6782. — 8. Ibid., III, no 7044.

des Choses de Barthélémy l'Anglais (ms. lat. 347^), les Cas des femmes illustres de Boccace (ms. lat. 6069^), un Saint- Tean-Chrysostome (ms. lat. 1780), les Offices, les Tusculanes et les Paradoxes de Cicéron (ms. lat. 6349^), un abrégé de l'histoire romaine intitulé Compendium Romanorum (ms. fr. 730), un recueil sur les Conciles de Bâle et de Constance (ms. lat. 1449), le Commentaire sur le Cantique des cantiques de Gerson (ms. lat. 479), une Somme de Guillaume de Brosse (ms. lat. 3238^), un Recueil des traités de Hugues de Saint-Victor (ms. lat. 2532 et 2922), des traités de Hugues du Fouilloy (ms. lat. 2496), la correspondance d'Ives de Chartres (ms. lat. 2484), les Méditations sur les Psaumes de Pierre d'Ailly (ms. lat. 458), un Orationarium (ms. lat. 930), un Traité des poisons de Pietro di Habano (ms. lat. 11230), un Psautier (ms. lat. 436), un autre Psautier avec la glose (ms. lat. 457), une Somme des Cas de Conscience de Raymond de Penafort (ms. lat. 3520).

Certes, nous ne retrouvons pas chez Charles d'Orléans les vastes entreprises de son père Louis. Aucun atelier ne le fournissait régulièrement ; les manuscrits qu'il acquit ne sauraient, en général, être comparés en beauté à ceux qu'il tint de son père. C'étaient des livres, comme nous dirions, de lecture et leur aspect paraît le plus souvent modeste. Mais,

i s'il leur rendait moins de soins extérieurs, ce bibliophile lisait ses livres.

Il se fournissait de parchemin chez Michau Boudet, changeur à Blois, en 1455 \ Parmi les scribes qui travaillèrent

I le plus souvent pour lui nous rencontrons Bertrand Richard

I. De Laborde, III, no 6755, et J.-J. Guitrrey dans les Nouvelles archives de l'art français^ 1878, p. 220. — Michau Boudet fournissait d'ailleurs toutes sortes de I denrées à Charles d'Orléans, étoffes, éponges, savons, soies, etc. (J. de Croy, 1 Cartulaire de Blois, p. 386) ; toile pour les chemises, cordons de soie pour patenôtres, cordes de harpes pour Mgr, etc. (B. N., P. O., 440).

qui, en 1455, écrivit un livre d'Astronomie ajouta quelques feuillets au manuscrit des poésies du duc % et copia, en 146 1, un livre de ballades que Monseigneur offrit à la demoiselle de Roigny K Mourard, du diocèse de Reims, exécuta pour lui un Boccace, le Cas des femmes illustres (ms. lat. 6069Q), et, en 1448, les Hommes illustres de Pétrarque (ms. lat. 6069'^). A Yvonnet de la Mote, écrivain en lettre de forme demeurant en la ville de Blois, on doit un des livres d'Heures de Marguerite d'Orléans, sa sœur^. Pierre d'Amboise écrivit pour Marie de Clèves, en 1454, un Troylus > (ms. fr. 25528). Jean Fouquère, de Blois, écrivit et relia VArchiloge Sophie de Legrant ^ et, en 145 5 , un Pétrarque Eliot Chevreuil, autre écrivain blésois, transcrivit pour le duc, en 1464, un Office de saint Gabriel ^ Il convient de signaler d'une façon particulière les travaux de l'italien Nicolo Astesano ^ qui écrivit pour lui, en 1448, le livre qui établissait ses droits sur le duché de Milan (ms. lat. 6i6é), le Traité des poisons de Pietro di Habano (ms.lat. 11230), en 1453 certaines parties d'un Saint-Jérôme '° (ms. lat. 1865), et d'un Valère Maxime (Coll. Hamilton), le manuscrit des poésies du duc conservé à Grenoble traduites par Antonio, frère de Nicolo Çn^ ^15)-

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