Bibl. Nat., P. orig,, 2159, «o
LA NAISSANCE DE MARTE d'oRLÉANS 519
mont, une lévrière ' ; en 1459, elle recevait deux chiens courants de la part de Monseigneur d'Armagnac'. On savait donc sa passion ; et sans doute il fut le bienvenu le bonhomme qui ramena au château les lévriers égarés qu'on ne pouvait trouver \ Ils portaient colliers de laiton armoriés et jaquettes^. Quand la duchesse allait ainsi s'ébattre et chasser au Pont de Sauldre, elle ne dédaignait ni le lait ni le fromage du métayer du roi K On savait aussi lui faire plaisir en lui offrant ces oiseaux que les damés portaient sur le gant^: leurs vervelles étaient d'argent doré émaillé aussi à sa devise ^ : James, Monseigneur de Savoie, lui fit présent d'oiseaux^ C'est encore un plaisant spectacle que celui de deux fauconniers qui font voler leurs oiseaux devant Monseigneur et Madame; pour cela ils reçoivent deux écus d'or 9.
Marie de Clèves paraît d'ailleurs aimer tous les animaux. Elle a une singesse attachée par le cou avec une grosse boule Un petit singe lui fut envoyé par Madame de Dunois, sa belle-sœur ; plus tard, il est question de ses petits chiens ; à Savonnières, Jeannet de Saveuses lui apportait un autour et un tourtelet'^
Son écurie est bien garnie puisque la duchesse d'Orléans