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LA NAISSANCE DE MARIE d'orLÉANS 52 1
cœur de l'hiver de 1448 ; ainsi au mois de décembre elle rencontrera son frère, Adolf, à Amiens Puis elle rentre à Blois où, en avril 1449, elle reçoit la visite de Jean, Monseigneur de Lorraine, de de Gaucourt et d'autres gentilshommes % tandis que le duc marche sur Lyon dans l'espoir de repasser les Alpes K Elle l'accompagna dans la troisième tentative qu'il fit sur l'Italie, et séjourna à Lyon en 1450 : ce fut au cours de ce voyage qu'elle tomba sérieusement malade
Dans ses voyages Marie de Clèves usera de deux chariots suspendus (branlants) à quatre roues, un grand luxe de ce temps ; l'un d'eux était couvert de toile cirée. Piètre André, le peintre, les avait tous deux décorés aux armes de la duchesse ^ et ornés de dix-huit pommeaux de cuivre fin à sa devise : l'un de ces chariots était tendu de drap vermeil. Ce sont au demeurant d'assez lourdes machines, avec leurs huches garnies de cuir, leurs cofi'res maintenus par des chaînes et des barres de fer ^ Ainsi la duchesse d'Orléans voyageait.
Dans un luxe réel, un goût assez vif pour tout ce qui concerne sa toilette, nous retrouverons encore la personnalité de la duchesse d'Orléans. Elle aimait les beaux bijoux où elle faisait représenter ses attributs : chantepleures, ancolies, pensées, larmes et nœuds d'amour, nuées ; on y gravait ses lettres et la devise qu'elle emprunta à la légendaire douleur de Valentine de Milan : Riens ne m'est phis"'. Ainsi on