Voir ch. XV
6. Le 28 janvier 1458, Caillau donnait quittance à Jamet Hubelin, trésorier du duc, de 50 écus d'or pour son voyage à Blois et les soins donnés à la duchesse pendant sa grossesse (Bibl. Nat., P. Orig., 570, Caillau 11).
7. Lottin, Recherches historiques sur la ville d'Orléans, t. I (Orléans, 1836), p. 312.
le marc, et une livre pour la façon de l'ouvrier^ : cadeau magnifique attendu, à ce qu'il semble, avec quelque impatience ^
Quant à la gésine de Marie de Clèves, elle fut quasi royale. C'était là l'occasion de faire paraître sa garde-robe et la richesse de sa maison ; car, dans la chambre où l'on visitait l'accouchée, parée de ses bijoux, on exposait sur les dressoirs les objets précieux, la vaisselle d'or. Sans doute, Marie de Clèves portait au cou ce morceau de licorne noire, pendant à une chaîne d'or, et réputé convenable à faire enfanter les femmes en mal d'enfant K On avait du moins transformé une chaîne d'or torse, garnie des trois chantepleures et des trois lettres de Madame, pour lui faire une ceinture + ; une grande lettre, brodée de 169 grosses perles rondes, fut mise en pièces pour faire les boutons des houppes des carreaux qui couvraient le lit de parade > ; le 15 novembre, 27 perles avaient été délivrées pour la gésine ^ Enfin, le 3 janvier 1438, sur l'ordre de Monseigneur, André et Benoît Damien pesaient un miroir d'or à un pied où étaient superposées deux images de Notre-Dame, l'une peinte, l'autre champlevée et émaillée, garnie de 15 rubis balais, de 13 saphirs et de 72 perles. De cette belle pièce d'orfèvrerie, on réserva le miroir ; mais le pied fut fondu pour faire une croix d'or pour la chapelle et le chandelier qui devait être sur le dressoir du parement de la gésine. Pour cela on fondit
1. Lottin, ihiâ., n" 4, — -Un voyage fut lait àBlois vers la duchesse pour excuser la ville de n'avoir pas envoyé la vaisselle d'argent (Arch. comm. d'Orléans, ce. 665).