Arch. nat., KK. 892, fol. 181 (6 avril
6. Bibl. Nat., P. orig., 2160, n° 713 (analyse dans De Laborde, t. III, no 7013).
7. Bibl. Nat., P. orig., 1768, P. orig., de Luc, 3 (31 juillet 1464).
8. Bibl. Nat., P. orig., 2160, Orléans, 716 ; Godefroy, ad. v. Bullette.
9. Bibl. Nat., P. orig., 805, Coing, 3. 10. De Laborde, t. III, n° 7035.
de servir fort bien Dieu. Et l'on disait que chaque semaine, le vendredi, il donnait à dîner à treize pauvres, les servant lui-même avant de manger, leur lavant ensuite les pieds comme Notre Seigneur Jésus-Christ fit aux apôtres
A la vérité il les servait dans des écuelles de bois le Jeudi Saint -, les vêtissait aux anniversaires de ses parents \ et n'oubliait ni les pauvres ni les ladres à la sortie des offices de Saint-Sauveur 4.
Le jour des Innocents (28 décembre 1463), le duc d'Orléans donnait aux enfants de chœur de Saint-Sauveur de quoi fêter leur évêque^ ; le i^"" janvier 1464, Charles entendait les ménétriers de Blois ^ et délivrait à l'évêque des fous, ainsi qu'à ses compagnons, de quoi faire leur fête
Toutefois, la veille des Rois, Jean Autrec dit le Breton, huissier de la salle, avait dû se rendre à Orléans pour y chercher Jean Caillau, médecin du duc. Sans doute l'indisposition de Charles d'Orléans fut légère, car Piètre André, peintre et huissier de la salle, alla au-devant de Caillau pour le contremander ^. Le samedi qui suivit le jour des Rois, le Breton allait de nouveau chercher Caillau et Piètre André ; à Tours on mandait Robert Poitevin^ qui reçut 27 1. 10 s.'° pour les soins