‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 547 sur 639 · De Laborde, t. III, n · texte numérisé non relu

De Laborde, t. III, n

qu'il donna au duc pendant sa maladie. Au mois de février, Charles offrait à son vieil ami Caillau un rubis balais ' et une topaze; le 19 avril, un autre rubis ^ Sans doute, Charles d'Orléans était bien préoccupé : Johannes de Lupis, astrologue, docteur en décret et en médecine, lui écrivait un livre sur la disposition du Temps. Charles se croyait alors empoisonné par Francesco Sforza K II n'aurait pas bu sans mettre l'épreuve sur sa coupe : celle qui était dorée portait une serpentine 4, souveraine pour reconnaître la présence du poison 5.

L'année 1464, outre les inquiétudes que lui donna sa santé, désormais bien chancelante, devait être remplie de toutes sortes de tracas pour le duc d'Orléans.

D'abord on célébra en l'église Saint-Sauveur de Blois les fiançailles de Marie d'Orléans et de Pierre, sire de Beaujeu (23 mars 1464) dont le mariage devait fortifier les « grandes aliances et amitiez » entre les maisons d'Orléans et de Bourbon, union qui inquiétait si fort le roi Louis. Marie d'Orléans était alors une grande personne âgée de 6 ans et 4 mois. Elle avait déjà sa maison : un échanson, René de Mongomery ^ ; un écuyer tranchant, Guillaume de Mornay ^ Elle possédait un mulet ^ portait le collier de sa mère à chantepleure, émaillé de ses trois couleurs ^ améthystes et rubis; à sa chaîne d'or pendait une serpentine de Monseigneur, très effi-

1. De Laborde, t. III, n» 6956 ; Arch. Nat., KK. 272, fol. 21.

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