Poésies, p. 168-169. — 7- P- 135. — 8. P
9. P. 390. — Sur Bertaut de Villebresme. Cf. De Maulde, Histoire de Louis XII, i. I, p. 346-348 ; J. de Croy, Cartulaire de Blois, p. 281-283. — D'une famille blé-
Après les conseillers du duc d'Orléans, voici les secrétaires. D'abord M*^ Etienne le Gout, secrétaire en 1447% et qui fit pour le duc plusieurs voyages ^ C'était certes un bon ami du duc Charles. Ayant eu connaissance d'une mésaventure amoureuse, qui n'est pas à l'honneur d'un secrétaire qu'on aimerait plus modéré et plus discret, le duc fit là-dessus de bonnes plaisanteries sur le mode de la déclinaison latine (vers 1450) ; Etienne s'essaya bien à répondre 3 ; mais il est évident qu'il rimait péniblement, et le recueil des poésies du duc ne nous a conservé que cet unique rondeau de sa façon.
Vient ensuite Hugues ou Huguet le Voys, secrétaire de Charles d'Orléans, qui figure dans sa maison en 1455 4. C'était de même un favori du duc et un familier. Ainsi ce secrétaire avait promis à son maître un tonneau de vin
soise, frère de Marion, épouse de Jean Chardon, longtemps trésorier du duc Charles, Bertaut était à son service à Asti où, le 27 juillet 1456, il commença une information sur des réclamations formées par le marquis de Finale. Le 26 février 1457 il donnait quittance des frais d'un voyage foit en Dauphiné et en Astesan à la suite de Pierre le Fuzelier (Bibl. Nat., P. Orig., 2159, Orléans, 660). En 1457, Bertaut, de retour àBlois, repart en Asti, le 9 septembre, pour un voyage estimé 60 jours. A son retour il accompagna à Blois l'ambassade hongroise (janvier 1458) ; il conduisit, de Blois à Orléans, les ambassadeurs de Gênes qui, le 25 juin 1458, à Beaugency, donnèrent leur république à la France. Le 25 décembre 1459, Bertaut, qui n'était encore que secrétaire ducal, fut nommé conseiller près le bailliage de Blois, et, en 1 461, prévôt de Blois (Bibl. de Blois, Jours., 1441). En 1484 il est dit auditeur des comptes. Il mourut avant le 4 janvier 1499. — Plusieurs autographes (P. Orig., 28644, 523, 524, 532, 540) montrent que la transcription de la pièce : Je meurs de soif auprès de la fontaine (ms. fr., 25458, p. 169) n'est pas de sa main.