Bibl. Nat., P. orig., 2160, Orléans
5. Bibl. Nat., ms. fr. 26086, p. 7349. — Le mandement de Charles d'Orléans, daté de Blois, le 17 mai 1458, porte que cette grâce spéciale lui avait été accordée « pour lui aidier a faire ung voyage qu'il a entencion de faire brief devers le roy de Sicille, pour aucunes ses affaires, comme pour et en recompensacion d'un cheval quepieça lui avions promis» (Bibl. Nat., P. orig., 1099, Faret, 2). La signature de Françoys Faret se voit dans le reçu de cette somme donné le 28 mai (Ihid., 3). Cf. sa devise inscrite sur l'Alain Chartier de Marie de Clèves : Ailleurs james Faret.
rondeau ' sur le thème : Ou millieu d'espoir et de doiihte qui est médiocre.
Quant à Antoine de Lussay, il était de même échanson du duc ^ et jouait souvent aux tables avec la duchesse \ En 1455 il touchait 40 livres de gages, somme égale aux pensions de François Faret, de Benoît Damien, de Gilles des Ormes et de Jean Caillau ^. Lui aussi jouissait de la faveur de Charles ^ Il est l'auteur d'un seul rondeau sur le thème : En la for est de Longue actente, une pièce assez médiocre, mais dont la conclusion réaliste laisse entendre que composer des poésies n'était pas à Blois un plaisir désintéressé :
Ou fort d'une chose me vente, Se je ne faulx en mon entente Ou se la mort brief ne reçoy.
Que je y auray, savez vous quoy ?
Aucun plaisir qui vauldra rente ^.
Une mention spéciale doit être faite de Jean caillau % maître ès-arts et docteur en médecine, ami et conseiller de Charles d'Orléans, qui le pensionna de 120 livres t., dès 1442 ^ Comme prévôt de l'église Saint-Sauveur à Blois, Caillau