P. Champion, Charles d'Orléans joueur d'icbecs, p
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plaire ce médecin, qui n'est pas un nourrisson des muses, rime passablement.
Une des premières productions de Jean Caillau est « l'intendit », suivant la forme de procédure, qu'il donna, à Tours, peu après 1430, d'un acte de Vaillant, qui déclarait renoncer à l'amour, acte que « vidima » le duc d'Orléans' ; Caillau imita assez heureusement le rondeau du duc : Tant sont les yenlx de mon ciieur endormii\ composa un rondeau contre la Fortune 3 ; un autre sur le thème : Quant pleur ne pleut souspir ne ventes et sur celui d'Espoir > ; il prit part enfin au concours de ballades sur le motif : Je meurs de soif auprès de la fontaine^.
Quant à Simonet Caillau, qui parut à ce dernier concours s il composa, sous forme de rondeau, une recette contre les maux d'amour ^ dont le duc n'appréciait sans doute pas toute la philosophie, puis trois autres rondeaux sur les thèmes : Ou milieu d'espoir et de doute 9, Jaidier des prisons de Pensée''' qI Dedans la maison de Doideur'', Simonet, assez doué pour la poésie, témoigne de souplesse et de facilité dans l'irtiitation de son maître. Il ne doit pas être ce jeune parent de Jean Caillau, Simon, qui fut prévôt de Saint- Sauveur '\ C'était sans doute ce jeune écuyer, de la famille noble des Caillau de Picardie, un parent de Thibaut, égale-
1. Poésies, p. 104-105. — 2. P. 278. — 3. P. 312. — 4. P. 380. — 5. P. 381- 382. — 6. P. 136.— 7. P. 138. — 8. P. 341-342. — 9- P. 370. — 10. P. 395. — II. P. 413-
12. On trouve ce Simon Caillau, prévôt chanoine de l'église Saint-Sauveur à Blois, le 27 décembre 1470 (Bibl. de Blois, Jours., 1475). Le 28 novembre 1472, il recevait de la duchesse 9 1. 9 s. 5 d. pour la réparation d'une maison assise au château de Blois où étaient logés les chariots branlants de la duchesse et la ^arderobe du duc et de la duchesse (Bibl. Nat., P. orig., 570, Carlleau, 16). En 1493, premier aumônier de Monseigneur d'Orléans, il fàfsait célébrer l'obit de Charles d'Orléans (Ibid., n" 20 et 21). — Sur cette famille cf. J. de Croy, Carlidaire de Blcis, p. 422-425.
La poesië êoj
ment écuyer d'écurie de Charles d'Orléans, et qui résida en Astesan
Les deux personnages qui suivent ne sauraient être séparés du cercle des domestiques du duc d'Orléans; l'un, Thignonville, était attaché au service de la duchesse, dont la maison ne se distinguait guère de celle du duc; l'autre, Boulainvillier, demeurait au service de l'enfant adoptif de Charles.
Guillaume de Monceau dit Thignonville, écuyer panetier de la duchesse d'Orléans % figurait dans sa maison depuis 14495. En 1455 recevait robe et chaperon A la Saint- Valentin (de 1456) il composa un rondeau assez heureux 5; un peu plus tard, un autre rondeau sur le thème \ Jaulier des prisons de Pensée^. Ce sont les deux seules compositions inscrites sur le manuscrit de son maître. Mais sur le manuscrit de sa maîtresse nous en rencontrons d'autres : ainsi il écrivit un rondeau sur le thème de la forêt de Longue attente ; un autre sur le motif : Pour parvenir à vostre grace^.
Quant à Philippe de Boulainvillier, il est dit page de
1 . C'est ce que l'on peut induire de la présence de la signature de Simon Caillau sur le ms. de Grenoble 873. Or en 1500 Asti relevait du Parlêîiient de Grenoble. — Sur ces Caillau voir Bibl. Nat., P. orig. 570.