‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 63 sur 639 · Cousinot, p · texte numérisé non relu

Cousinot, p

chait les cheveux, déchirait ses vêtements, instruisant les orphelins par ses cris et ses larmes du malheur qui venait de les frapper \ En toute hâte elle fait mener à Blois ses fils Charles et Philippe ; elle retient près d'elle son dernier né, lean d'Angouléme et Madame Isabelle, la jeune épouse de son aîné-. Certes, Valentine avait aimé son mari de toutes ses forces, et comme il convient d'aimer, jusque dans ses faiblesses. Un valet lui ramena le chien Doucet qui sans doute avait été son dernier compagnons

Valentine avait donné à son fils aîné, comme conseiller et chambellan, messire Sauvage de Villers^^. Charles, qui venait d'avoir treize ans, était plus étonné que triste de la mort de Monseigneur son père : les enfants ne connaissent pas la douleur >. Il chevauchait insoucieux par son duché et gagnait Blois. Comme il passait à Orléans, en bateau, le 10 décembre, les Orléanais vinrent à Jargeau se recommander à lui et présenter au nouveau duc d'Orléans douze chapons de haute graisse, douze faisans et douze douzaines de perdrix et d'alouettes, pain blanc et jaunet. Ces provisions lui furent portées sur des chalands couverts de paille, ainsi que deux tonneaux de vin blanc et clairet, du cru de pays ^

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