Religieux de Saint-Denys, t. IV, p
ils déclaraient leur volonté d'aller vers le roi « humblement remonstrer et informer au vray »
Il se terminait ainsi :
« Si vous supplions, nostre très redoubtc et souverain seigneur, tant humblement comme plus pouvons, qu'il vous plaise considérer aussi et advertir nostre intention et propos, et les fins ausquelles nous tendons, qui sont seulement, comme dit est, à la reparacion de vostre estât et honneur. Et qu'il vous plaise de vous y employer de vostre pouvoir, et tellement que par vous soit pourveu reaument et de faict, à la conservation, franchise et liberté de vous, et de vostre seigneurie, au bon gouvernement de vostre peuple et de vostre justice et de vostre royaume et de toute la chose publique d'iceluy : à la louange de Dieu premièrement, après à l'honneur de vous, au bien aussi de tous vos subgets et bon exemple de tous autres. Et à ceste fin doivent tendre avec nous tous vos vrays et loyaux subgets, et tous ceux qui bien vous veulent»
On avait remarqué en cette saison-là une merveilleuse assemblée de cigognes d'une part et de hérons de l'autre ; les combats que les pies livraient aux corneilles que l'on ramassait mortes dans les champs à pleins chariots ; jusqu'aux moineaux et passereaux qui se combattaient et entretuaient les uns les autres : ce dont les gens d'entendement demeuraient remplis d'épouvante \ Mais sinon plus nombreux que les oiseaux du ciel, du moins aussi cruels, ils allaient paraître ces pillards : Armagnacs, Gascons, Bretons, Brabançons, Lorrains, Bourguignons, Flamands +, lents à s'entr'égorger et toujours prompts au pillage. Il était venu ce temps dont il a été dit dans l'Evangile : Onine regiiiim in se ipso divisuni clesohïbitiir K
De toutes parts les gens d'armes s'assemblaient pour le
1. Juvénal des Ursins a inséré dans sa chronique la lettre adressée à l'évêque d« Beau vais (p. 446-447).