L ASTRONOMIE ET LE DESSIN
leçons de mathématiques. Le professeur distingua le jeune élève, le rendit témoin de ses expériences et lui expliqua l’usage des instruments. Le goût qu’il avait pour les mathématiques, l’intérêt qnelui portai tson professeur engagèrent Copernic à se livrer avec une grande ardeur à l’astronomie. 11 se créa un plan d’étude, résolut de terminer ses cours Ti Cracovie, et ensuite de visiter Rome et les universités d’Italie. Les voyages étaient encore en Europe le couronnement des études dans les classes supérieures, comme ils étaient le complément de l’apprentissage dans les classes d’artisans; et l’Italie passait, à juste titre, pour un des pays les plus propres à éveiller l’imagination ou à perfectionner le goût par la magnificence et la variété des sites, par la beauté du ciel, par la grandeur des souvenirs historiques et la splendeur des arts. Pour tirer tout le parti de ce voyage, il fallait connaître la peinture afin de conserver le souvenir des contrées qu’il devait explorer et pour dresser les cartes et les plans qu’il jugerait nécessaires. Fidèle à cette résolution, il consacra à la peinture tout le temps qui lui restait libre après ses études de médecine et d’astronomie. Bientôt il put non -seulement reproduire les paysages, mais encore arriver à faire des portraits d’une parfaite ressemblance (1). C’est Gassendi qui nous rapporte ce lait. En le consignant ici, je ne puis m’empêcher de remarquer que mon excellent ami et bien regretté, l’astronome Goldschmidt, meconfia souvent la