XXVIII INTRODUCTION
de revenir au catholicisme, de lui emprunter celle de ses institutions qu'ils déclaraient la plus monstrueuse ! Décidément, le saint-office est bien le couronnement nécessaire du christianisme ; les hérésiarques eux-mêmes aujourd'hui en conviennent!...
Les protestants de France se trouvèrent donc tout à coup placés dans une situation très-embarrassante et trèsfausse. Si Calvin représentait réellement la Réforme, entre lui et le pape le choix devenait difficile. A bien des égards, Rome valait mieux que Genève : avant de brûler un hérétique, la première avait ordinairement la pudeur de le dire athée; on n'avait pas pris cette peine vis-à-vis de Servet, qui, bien que panthéiste au fond, admettait pourtant