CHAPITRE XII
POBTRAIl.
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Telle fut !a vie de M, ramira! baron Diiperré : elle s^écoula pleine et pure entre le devoir et la gloire.
Envisagée sous tons ses aspects, cette noble vie est féconde en enseignements que nous avons tâché de disremer et de recueillir, sacrifiaiil Tinlérêt purement littéraire à respoir d*êlre utile eu reslant toujours sévèrenienl exact, el persuadé, d^ailleurs, qu*aucun éloge n'égalerait le simple exposé des faits.
Résumant ici fhumble et pieux hommage que nous I egrelions de n avoir pu rendre plus digne de la mémoire de rillustre amiral, qu*il nous soit permis d'exprimer un voeu ; sa carrière fui un exemple; puisse-t-elle rester iin modèle dans la marine !
Né dans Topidence, le jeune Duperré n'en garde que le bienfait de Téclucatiou, Adulte, il se trouve aiu prises avec fadversité, dont les rigueurs achèvent de développer ses facultés et la rare énergie de son caractère ^ Se vouant résolument à la mer, elle Tadopte pour ainsi dire, et elle le voit s'élever par ses seuls mérites du de-
à* \î, l'Amiral
gré le plus infime jusqu'à la suprême dignité de la hiérarchie navale.
Marin , administrateur, législateur, ministre, il poursuit persévéramment un but unique : le bien de TEtat.
Eclairé par une droite conscience, toujours il atteignit ce but, toujours il y trouva la plus douce récompense de ses efforts.
Hommt dt mer. Hommc dc mcr, M. Tamiral Duperré était à la fois excellent observateur, habile installateur, parfait manœuvrier et grand tacticien. Il connaissait, pour les avoir attentivement pratiquées, toutes les mers du globe. Pendant sa longue et si active carrière , jamais il ne perdit un bâtiment. S'il s'en félicitait, c'était moins pour s'en prévaloir que pour en rendre grâce à Dieu.
Profondément religieux , il invoquait avec une ferme confiance la Providence dans le péril , ainsi qu'il le disait dans les rares occasions où il se trouvait amené «^ parler de lui-même.
Homni. Conune homme de guerre, excepté les fonctions de
d« guerrt. m^jor général, il remplit avec autant de distinction que de succès tous les emplois auxquels un officier de la marine peut être appelé. Il servit comme officier de quart; il commanda des bâtiments isolés, des divisions navales, des escadres, des flottes. Pendant l'expédition d'Alger, il réunit près de sept cents bâtiments sous ses ordres, dont cent trois portaient la flamme de la marine royale. Il dirigea des croisières et des stations; commanda des escadres d'évolutions; établit des blocus; soutint des combats isolés et en divisions; enGn, il