CHAPITRE \1I
néra) des événements et le mouvement des afl'aires, pouvait réagir sur la direction du dépaiiement confié à sa haute direction, s'attachant avec la même sollicitude à tenir les officiers en cours de missions exactement informés de tout ce qui pouvait éclairer leur conduite.
Ses instructions, mesurées et aussi catégoriques que possible, laissaient au\ capitaines la latitude que pouvaient réclamer les éventualités prévues ou imprévues.
Sa discrétion était profonde et à toute épreuve.
Au physique comme au moral, M. Tamiral Duperre était puissamment organisé.
Sa taille élevée, d'abord agile et robuste, n avait pas p«iti..( échappé, dans ses dernières années, à TinOuencc de fâge et d'une existence rendue forcément sédentaire par la difficulté qu'il éprouvait à marcher. Sa tête était devenue de plus en plus imposante, sous la double consécration de la gloire et de la vieillesse. Très-abondante, noire et ondée, sa chevelure s'était éclaircie, un peu aplatie et légèrement argentée dans les derniers temps de sa vie. Malgré la souffrance , un regard toujours expressif révélait tour à toiu* la mâle énei^e et Textrème bonté de son âme. La noble cicatrice laissée i sa joue gauche par une balle du combat du Grand- Port, rappelait les luttes guerrières de fathlète, dont la maladie seule semblait avoir pu abattre les membres, non le courage.
Très-belle dans ses formes allongées, sa main, na-