‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 68 sur 155 · BOMBARDEMENT ET REDDITIOX DE CADIX · texte numérisé non relu

BOMBARDEMENT ET REDDITIOX DE CADIX

Obéissant à ses propres principes et au vœu des puissances continentales^ alors formant la sainte alliance, le Gouvernement de la restauration intervenait en Espagne pour rétablir le pouvoir déjà ébranlé, et encore de plus en plus menacé, de Ferdinand Vil.

M. le duc d^Angoulême, général en chef des forces de terre et de mer, avait firanchi la Bidassoa et s'avançait à la tcte d*une armée de cent mille hommes pour délivrer Sa Majesté catholique , tandis que M. le contreamiral baron Hamelin avait Tordre de resserrer étroitement le blocus établi sur les côtes d'Espagne.

Par fardeur même qu'il avait mise à suivre Tarmement et à diriger les opérations de son escadre, M. le contre-amiral Hamelin avait gravement altéré sa santé. D dut retourner au plus tôt en France, laissant provisoirement le commandement supérieur des forces navales devant Cadii à M. le capitaine de vaisseau baron Lecoupé.

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MUcouiT.. Mandé le 3 septembre 1823 par M. le marquLs de

amiral Dupent ^ ,, , *

Clermont-Tonnerre, aiimstre de la marine el de*> colonies, M. le contre-amiral Duperré reçut Tordre d'aller remplacer en Espagne son ancien et digne émule dans les mers de Tlnde. « Quand partirez-vous? lui demanda le ministre. — Ce soir. Monseigneur, » répondit M. le contre-amiral Duperré; el il se tint parole.

En sortant du cabinet de M. le marquis de Gerniont-Tonnerre , M. le contre-amiral Duperré se rendit près de M. le comte de Villèle, président du conseil, qui lui dit combien le roi comptait sur lui pour hâter un dênoiiment que toutes les considérations politique» faisaient vivement désirer au gouvernement de Sa Majesté.

• Monseigneur, répondit M. le contre-amiral Duperré. je ferai tout ce que Thonueur conomande ; si je réussis, d'avance sachez que la plus grande part du succès en devra revenir à M. le baron Hamelin : il a tout prépare. je n ai qu'a exécuter. «

Parti le jour même dans la soirée, M. le contre-amiral Duperré fit la route de Paris à Brest en soixante-deui heiu"e> ; il v arriva im dimanche dans raprès-midi . c^ qui ne Tompécha pas de faire immédiatement ses di>positions pour aller prendre le grand conunandement auquel il se trou^-ait inopinem^it appelé. U fiit seconde dans ces dispositions, avec le plus actif dérouement. par M. Rahy de keran^nm. son ancien conunis aui :^vue> sur ic G'oirw qu'il honora de toute sa confiance vvnvi.ua ie> oAuqvi^rs J'Espi^ne et dWlsei.

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