CHAPITRE IX
EXPÉDITION D'ALGEH.
M. le vice-amiral Duperré exerçait encore les Ibnc- m. u vice-awirai lions de préfet maritime à Brest lorsqu'il fut informé , ^.T."^.
r i- re^oil 1 ordre
le 5 février i83o, que le roi le destinait à un com- ao faire «rmcr mandement important. Il recevait en même temps l'or- iouaie.bâiimcois dre de faire entrer en armement, immédiatement, tous poun^riôue les bâtiments qui pourraient être mis en état de prendre "'"'^"' ' ^°'**""
* A 1 on mai.
la mer, pour être rendus à Toulon dans les derniers jours d*avril au plus tard.
Dès le 1 5 février, ayant donné les ordres les plus essentiels et imprimé une vigoureuse impulsion au port, il remit le service à M. le contre-amiral Dupotet, désigné par le ministre pour exercer l'intérim.
Ce fut seulement à Paris que M. le vice-amiral Du- "«pprend perré apprit sa nomination au commandement en chef .a nominaiiou des forces navales d'une expédition qui se préparait ^^^^.^demcnt contre la régence d'Alger. ••* ^'^
Flatté de la haute marque de confiance dont le roi force» «avaic» l'honorait, M. le vice-amiral Duperré se déclara com- i opérer plétement aux ordres de Sa Majesté; mais il n'était pas ''°"*" ^'^* sans appréhensions quant an succès, et il crut de sa
18H VIE DE LAMIRAL DliPERRE.
loyaiilê rie soumettre au ministre les motifs Je ces appréliensions, inspirées par le seul amour du bien public.
Lne expédition contre xVlger était une grave entreprise ; elle exigeait de grands moyens : la saison avancée permettrait-elle la réunion de ces moyens pour opérer à temps et avec des chances favorables?
Même en faisant les plus puissants efforts, il était (liflicile d'espérer que le débarquement de toute larmce expéditionnaire, personnel et matériel, pût s'opérer avant le courant de juillet; or, dès le mois de juin, les vents de N. E. ou de N. O. commencent à se faire sentir, et régnent en août avec une telle violence, que la cote d'Alger devient inabordal^le pour une expédition considérable.
La prudence conseillait donc de remettre à raunéc suivante, à la condition de se trouver prêt dès le mois (le mai, une entreprise trop grave en elle-même et par .son objet pour être exposée aux chances défavorables f|ue présageait la pratique invariable des parages.
Mais, ajoulait M. le vice-amiral Duperré, - c'est au j;()uvernonjent du roi (|u'il appartient d'examiner et (!(» préparer les combinaisons les plus propres à mainlenir la digiiilé de la couronne et à conserver la gloire \\c nos anui's. « [Annexes, n** ()().)
Si donc le gonvernemenl du roi se décidait à opérei >ans retani, il pouvait coiiipler sur l'absolu dévouement de r.iiniral < t de la Hotte.
l/(*\|><Mli(ion Miuueiliale lut résolue.
P.u uut k'itic 4 losc du I lî mars i^^n^ le rui ton