‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 90 sur 155 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

merce de Marseille jusqu'à concurrence de 7 1 ,000 tonneaux, à raison de 1 6 fr. et 1 6 fr. 5o cent, par tonneau et par mois.

De plus, sur la proposition du vice-amiral comman- pioiuiie dant en chef, des bateaux avaient été nolisés pour déb.rqnmeni. former ime flottille de débarquement, composée ainsi qu'il suit :

ia5 bateaux-bœufs et autres.

38 bateaux lestcurs.

a 5 petits bateaux.

188 bateaux.

En outre, et encore sur la demande de M. le baron ch»unâ» Duperré, qui en avait concerté les plans avec M. Bon- '^''^^ nard, directeur du génie maritime à Toulon, l'on avait *''*p^»^'«»fait construire 55 chalands, spécialement affectés au débarquement des troupes et de l'artillerie, savoir : 3o destinés à recevoir chacun i4o hommes de troupes; 1 2 , installés pour recevoir une pièce de campagne en batterie à l'avant et sur coulisses, pouvant loger à l'arrière une seconde pièce, les deux affûts, leurs avanttrains et les canonniers affectés au service des pièces; enfin 1 3 , pourvus de rames et destinés au débarquement de l'artillerie de siège et des chevaux, pouvant porter i5o hommes, armes et bagages.

Selon leurs dimensions, ces chalands devaient être placés : les plus grands, à bord des vaisseaux et des frégates du premier rang sur le pont, recevant les chaloupes dans l'intérieiur; les autres devaient être placés de côté sur les dromes, on le long du bord sur des

potences, entre les grands portc-haubans et ceux de misaine.

L'embarquement de Fartillerie et d'une partie du génie se fit à Toulon.

Le convoi achevait de s'oiçaniser à Marseille.

L'expérience de Boulogne, de Venise et de Cadix avait heureusement préparé M. le vice-amiral Duperré au commandement si considérable dont il se trouvait investi.

Il arrêta une organisation particidière pour l'armée navale, le convoi et la flottille.

KéoDion Dans le courant d'avril et les premiers jours de mai,

ItouiId.' ^ous les bâtiments de guerre et tous les transports nolisés furent réunis à Toulon.

S. A, R. M*^ le duc d'Angoulême, dauphin et grand amiral de France, arriva pour passer en revue l'armée expéditionnaire et l'armée navale. Le prince, témoin (lun simulacre de descente , en témoigna toute sa satisfaction, dont le vice-amiral commandant en chef se rendit l'interprète près de la flotte, en ces termes à la fois simples et dignes :

« M^ le dauphin a été pleinement satisfait de la marine. Le roi le saura. Que ce témoignagne de haute satisfaction, que S. A. R. a daigné me permettre de Iransmettrc «^ l'armée navale, soit pour chacun de nous l'avant-coureur de ceux dont nous devons encore nous rendre dignes. »

Le lo mai, le matériel était embarqué.

L'embarquement des troupes par division, coni-

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