II. Cette fidélité constante à marcher sur les traces
Etablissement
Jj<^ d ^^^ ^^^^ sainte fondatrice , surtout en inspirant aux ^^'"de^^"*^ enfants la piété envers l'auguste mère de Dieu,
Marie. porta uue pieuse paroissienne , Marie-Jeanne Dumouchet, veuve de Pierre Biron, marchand, à fonder dans l'égHse de la Congrégation une messe basse et un salut du très-saint Sacrement en l'honneur du saint Cœur de Marie. « Son intention, « lit -on dans l'acte de cette fondation , est de « se conformer au zèle que les sœurs ont toujours « eu d'inspirer la connaissance et l'amour de ce « très-saint Cœur aux enfants qu'elles instruisent , « tant en leur maison dans cette ville que dans les « missions de la campagne ; et que par là il soit « honoré à perpétuité dans toutes leurs missions
(2) Archives " ^^j^ érigées, OU à ériger à l'avenir dans tout le gltion °"l'ct'e « pays (2). » Cette messe et ce salut, qui furent i7"i8. ^' ' *^' fixés au 3 du mois de juin , devaient être célébrés
CATHERINE CHAllLY, i* SIP. P.ÉÉLUE, 1718. 255
dans les mêmes intentions. Enfin, la pieuse fondatrice voulut qu'après le sèdut les sœurs récitassent le psaume De profimdis, pour les âmes du purgatoire c^ui avaient eu quelcpie dévotion envers ce très -saint Cœur.
On a raconté qu'en 1698, M. de Saint- Vallier avait accordé aux sœurs de la Congrégation la faculté de faire célébrer, dans leur église , le salut du très-saint Sacrement tous les ans aux sept fêtes principales de Marie. Étant allé à Montréal l'année qui suivit la fondation dont on vient de parler, il leur donna par un mandement la permission de jouir aussi de cettefaveur le jour de lafête du Saint- Cœur de Marie , ajoutant que le très-saint Sacrement serait exposé dans leur église pendant toutes les messes qu'on y célébrerait ce jour-là. Enfin, pour accréditer davantage cette fête, il voulut bien y attacher l'une des indulgences plénières cpie le saint siège l'avait autorisé d'accorder à ses diocésains'*). Ce fut aussi dans cette circonstance c{u'il permit d'employer l'encens à la messe principale qui serait célébrée dans leur église aiLx grandes
(*) La fête du Saint-Cœur de Marie ayant été renvoyée depuis, pour tout le diocèse de Québec, au dimanche dans roctave de l'Assomption, l'évêque transféra aussi à ce jour le salut el la messe fondés pour le 3 juin.
.1) Archives fêtes , et qu'il approuva l'usage déjà établi de se
^demmt STm servir d'uii drap lïiortuaire blanc pour la sépulture
##ii dessoeurs(l).
En qualité de filles de paroisse , elles n'avaient m.
xMotet eu jusque alors d'autre office chanté dans leur cha-
en musique.
La chapelle de pglle que celui de la Visitation , fête de l'institut ,
1 Lnfant-Jesis ^
rusïe^des ^^^^^ saluts dont on vient de parler. Elles avaient sœurs. ^^^ devoir s'abstenir de chanter aucun motet en musique aux grandes fêtes , quoique la sœur Bourgeoys n'eût point improuvé ces chants. De l'avis de M. de Saint-Vallier. elles commencèrent d'en user autrement en 1 720. «Je ne vois pas d'incon- « vénient, écrivait -il à la sœur Marguerite Le « Moine , de permettre quelquefois à vos sœurs de « chanter des motets en musique aux grandes « fêtes. On ne saurait non plus improuver l'usage « des plus saintes communautés , qui font quel- « ques chants extraordinaires les jours de fêtes de « leur supérieure, et dans d'autres semblables
(2) Leitrede « occasious (2). » Daus les grâces spirituelles qu'il
M. de Saint- Vallier à la accorda aux sœurs, sur lem^ demande, en 1698.
sœur Le Moine, du 9 juin qq prélat en avait ajouté une qu'elles ne soUici-
taient pas : la faculté de pouvoir se faire inhumer
(3) Monde- daiis Icur chapelle (3; ; grâce en effet dont la sœur
ment de M. de
Saint-Vallier, Bourgeojs et ses filles ne jugèrent pas à propos delà Congre- cl'user eu Quahté de filles de paroisse , sinon loi's-
gatton,de / un ■•• '■
1698. qu'elles y seraient contraintes par la nécessité.