‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 231 sur 304 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

le bras, sortir en quelque sorte de terre en avant de l'arbre ; au même instant, l'arbre s'inclina devant elle et se flétrit. En même temps, un ange, à la taillemajestueuse et habillé en prêtre, ayant autour de la tête un nimbe formé d'un simple anneau, s'approcha de Marie. On lui donna l'enfant qu'il déposa sur l'autel; alors je vis l'enfant divin, offert et présenté, passer dans la représentation de la sainte Trinité que je vis dès lors sous sa forme ordinaire. Je vis encore que l'ange donna à la Mère de Dieu un petit globe singulièrement brillant, avec une figure assez semblable à celle d'un enfant emmaillotté, et que^Marie s'éleva au-dessus de l'autel en tenant cet objet dans les mains. De toutes parts je vis des mains se tourner vers elle avec des flambeaux; elle présenta tous ces flambeaux à l'enfant du globe, et ils se confondirent avec lui. De tous ces flambeaux, il se forma une seule et unique lumière qui, environnant Marie et l'enfant, illumina le monde entier. La Vierge avait un large manteau qui se développait sur toute la terre. Je vis ensuite les détails d'une grande solennité.

L'arbre de la science du bien et du mal se flétrissant au moment où Marie apparut, et l'enfant, présenté sur l'autel, se perdant en quelque sorte dans le sein de l'adorable Trinité, figuraient sans doute la réconciliation de Dieu et de l'humanité; c'est pour cela que j'ai Vu tous les flambeaux, d'abord séparés,, présentés à la Mère de Dieu et remis par elle au divin enfant, c'est-à-dire à la vraie lumière qui éclaire tous les hommes, dans lequel toutesles lumières séparées et dispersées sont devenues une seule et même lumière qui éclaire le monde entier, figuré par le globe aussi bien que par le globe impérial. — I^a présentation des flambeaux faisait allusion aux cierges que l'on bénit à pareil jour.

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