DES RÈGLES ET DES CONSTITUTIONS
fection que nous cherchons et à Laquelle nous sommes appelées. Prenons notre sainte Mère pour médiatrice auprès de Dieu; comme c'est elle qui nous a donné cette règle et ces constitutions, comme elle les a observées avec une si grande perfection et qu'elle a désiré qu'elles fussent gardées par ses filles, elle nous obtiendra la grâce de les bien observer ; c'est elle encore qui nous obtiendra la eràce d'être fidèles à nos vœux. Quant au vœu d'obéissance dont je parlerai d'abord, on peut dire qu'il resplendit en elle avec une admirable perfection, et qu'ainsi son exemple nous oblige à inarcher sur ses traces. Durant l'année du noviciat, chacune pourra voir les difficultés d'un tel engagement, et si elle aura la force de les surmonter. Que les novices s'examinent donc bien là-dessns, et si elles ne trouvent en elles ni les forces ni la ferme détermination que demande un tel engagement, qu'elles le disent et qu'elles ne promettent pas ce qu'elles ne peuvent accomplir. Un vœu fait au Seigneur n'est pas un jeu et ne doit point se faire légèrement. C'est, au contraire , un acte des plus sérieux , et s'il se fait comme il doit se faire, il est très-agréable à Dieu, parce qu'il n'est rien qu'il estime plus que la volonté, et que, de notre côté, nous n'avons rien de meilleur à lui donner. Donnons-la-lui donc avec amour; certes. nous le lui devons bien, puisqu'il ne nous a lais entre les main- de notre libre arbitre qu'afin de gagner sa volonté par l'offrande spontanée de la nôtre. Heureuse rame qui saura faire cet échange divin, et gagner par l'amour un amour tel que celui de notre Époux; amour divin et éternel qui ne se paye que par l'amour ! Nous ne faisons rien en lui donnant la volonté, puisqu'il tient ce don à si haut prix et que nous gagnons tout par une pareille offrande. Car en gardant la volonté pour nous aimer ncus-mCm::, nom
ET DU vœu d'obéissance 325
nous perdons, ci en la donnant à Dieu, nous nous faisons riches. 0 amour divin qui te payes de si peu de chose, pourquoi faut-il que nous ne sachions pas t'estimer à ta juste valeur ! Nous sommes vraiment dignes de châtiment si, en faisant ce vœu, nous ne ie faisons pas avec mépris de nous-mêmes. Ne craignons rien; suivons en cela, comme en tout, Jésus-Christ notre divin Maître, qui fut obéissant à son Père jusqu'à la mort ; faisons-lui don de cette volonté, sans en réserver rien qui puisse nous rendre esclaves de nousmêmes; car nous le sommes dès que nous gardons la volonté propre, tandis qu'en la donnant à Dieu nous sommes libres et comme des souveraines affranchies de l'esclavage du démon. Donnons-la donc sans réserve pour faire plaisir à Dieu et pour demeurer éternellement ses épouses; servons-nous de ce vœu d'obéissance comme d'un moyen pour mourir à tout ce qui n'est pas Dieu, et mourons pour vivre. Soyons fidèles à l'engagement que nous avons pris quand nous avons prononcé ces paroles : Je promets à Dieu obéissance jusqu'à la mort. C'est la même chose que de dire : Après avoir promis, plutôt mourir que de manquer à Dieu.
Pouvant être si riches par un pareil vœu, gardonsnous de rester sans rien ; ne fuyons pas la croix lorsque les choses qui viendront seront contraires à ce que nous voulons; car, dans les petites choses comme dans les grandes, nous devons penser que nous ne nous appartenons plus. Travaillons à vaincre en tout notre volonté et à la soumettre ; c'est pour nous de la plus haute importance. Que notre obéissance soit telle, que le jour de notre mort ici-bas nous puissions vivre en Jésus-Christ, et que l'on puisse dire de chacune d'entre nous : Bienheureux ceux qui meurent dans le Seigneur, car Us vivront à jamais. Heureuse oï: e, chemin
die, nous nous rendons héritières du royaux Dieu , l'inestimable bonheur dans ce
il disait : J'ai d Seigni
les siècles des siècles. Or ce bon
faudra : les gard . abnégation, et g
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