S DES RÈGLES, DES CONSTITUTIONS
pour sa cause. C'est chose précieuse que de donner < Dieu la volonté, et Dieu estime ce don, parce que h volonté est la seule chose qu'il ait laissée entre le mains de notre libre arbitre, avec pouvoir de la don ner à qui nous voudrions. Voilà :jii sujet que le prinu a doté et auquel il a donné pleine liberté dans tou son royaume. Certes un tel sujet témoignerait pei d'amour à son Maître, s'il ne se déclarait pas haute " en lui donnant les prémices dé ses biens en se reconnaissant pour son sujet, et en s'ofîrant à lu avec une volonté généreuse pour tout ce qu'il voudrait sans ménager ni sa personne, ni sa fortune. C'est 1< ce que j'appelle obéir sans nous excuser, môme dan les petites choses. Saint Antoine nous montre bien c< qu l'obéissance : car, étant occupé à écrir»
et entendant la cloche au moment où il formait un C il le laissa imparfait sans l'achever. Et combien d'au très traits de ce genre ! Un jour s'entretenant ave uittasoud •:■ quelacloch
l'appelait ailleurs; et à son retour, il le trouva grand L'âme grandit singulièrement en vertu quand elle s renonce elle-même en obéissant avec simplicité. Là o" cette simplicité manque, point d'obéissance à espérer ls bien de la malice et des fautes, parce que de telle personnes s'imaginent avoir plus de science et d sse que celui qui les gouverne. Dieu nous délivr d'esprits de cetie trempe! car eue personnes neferon point de progrès dans la vertu, et elles n'en laisserez
pas faire à celles qui nie. L
liberté qu'elles se donnent et le peu d'estime qu'elle moi : ce i pi'on leur commande, voilà ce qu'a] prei :: entrent dans l'Ordre; car étant toutes nouvelles en religion, elles n'apprennen et ne savent que ce qu5 p . Ce manque de sim plicité dans l'otéissance esl [ui risteaudeL