EXTRAIT DU SALUT PUBLIC DE LYON
La mort de la Reine des Bniges rend plus frappant encore ce que nous disions dernièrement de la famille d'Oriéans, en parlant de la mort de Louis-Philippe.
Chaque malheur qui alleint cette famille fait jaillir de son sein une lumière éclatante qui la montre au pays ce qu'elle est et ce qu'elle vaut. Avant le 24 février, avant que la profanation insolente ne pénétrât dans les plus secrètes pensées de la famille royale, avant que des mains audacieuses ne jetassent au vent d'une publicité malvoillaiile les feuilles qui portaient l'expression des plus intimes sentiments, on ne \oulait pas croire tout ce qu'il y avait de noblesse et de pureté autour de ce ttône tant insulté. Avant que la mort n'eût frappé Louis-Philippe et la Reine Louise, douloureuses conséquences d'un fatal exil, on ne soupçonnait pas ce que l'union donnerait de force à ce groupe de princes et de princesses serrés autour de la Reine Amélie comme des naufragés autour d'une arche de salut.
Quant à ceux qui doutent de la grandeur que la souffrance donne, de la popularité que le malheur crée et de la justice que le peuple sait rendre, nous nous contenterons de montrer la France républicaine lière de revendiquer tomme une de ses filles bien-aimées cette Reine que la Belgique pleure eu ce moment.