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PRÉFAGE. XVI)
L'état religieux se relève en même temps ie . a ° . Renouvelle de ses ruines. En ce siècle, on voit paraître, de l'état reli-
, n sf, aint, gieux en Francomme de concert, les réformes de Saint-E"T étormes
Vanne (1), de Saint-Maur (2), de Sainte-Ge- Crisis À neviève (3), de Chancellade (4), de la Trap- veaux.
) 1) Histoire d
pe (3), de Sept-Fonts, d'Orval, de Gram- vénérable Didier € de la Cour, par
mont (6); et, pour les femmes, les réformes Haudiquer. Padu Carmel (7), du Calvaire (8), des Bernar- {3 Gi, chris dines, du Val-de-Grâce (9), du Père Fou- “5 yiux père rier (10), et autres, ainsi que diverses fi
congrégations nouvelles, qui, se formant 4 Smiat.
comme à l’envi, édifient le monde, et par la fig"
tenet,in-12,
ferveur qui accompagne les institutions %/xu ur
naissantes, et par la pieuse émulation de "é'Hiteie des
è x! si ? Ordres monastivertu qu’elles excitent dans les anciennes. pi res
4 QT , LV, elc.
Enfin, de toutes parts s'élèvent mille œuvres Ur) ie de Ma-
, rie de l'Incarnadiverses pour le soulagement corporel et an.
sniri s ; cher, in-8, spirituel des pauvres et des malades, pour la 8
sanctification des ouvriers, pour la conver- 04e monasti sion des hérétiques. On voit s'ouvrir des (07 de Mar. . querite d'Arboumaisons de repentir et de retraite, des asiles 2 pur Freury, pour l'enfance abandonnée, des hospices "Or au Père pour l’infirmité et la vieillesse. Toutes les deb 106, 12e misères, en un mot, trouvent leur soulagement, et toutes les œuvres recommandées par l'Evangile ont, dans tous les rangs de la société, leurs héros et leurs apôtres.
Ainsi, après plus de seize siècles, l’Eglise Gallicane paraît encore aussi illustre et aussi féconde en Saints de tous les Ordres
Renouvelle ment du clergé en France par
les séminaires,
xviij PRÉFACE.
et de tous les rangs, qu'elle l’avait été dans son premier âge.
Mais cet élan universel se serait bientôt ralenti, et aurait été presque sans résultat, s’il n'avait eu pour principe la sanctification du clergé, essentiellement chargé d'entretenir la communication de la vie dans tout le corps de l'Eglise. Pour ce dessein, Dieu fait naître, dans le clergé même, diverses sociétés de prêtres, destinés à travailler, par les séminaires, à la formation et à la sanctification de l’ordre sacerdotal : la congrégation de l'Oratoire, et les autres sorties de celle-ci, ou du moins dont les fondateurs furent disciples des premiers Pères de l’Oratoire, savoir : la congrégation de la Mission, celle du Père Eudes, la société de Saint-Nicolas du Chardonnet, et celle de Saint-Sulpice, la seule qui doit nous occuper ici, et à laquelle M. Olier donna naissance.
Dès que ce digne ouvrier de la vigne du Seigneur connut les desseins de la Providence sur lui, on le vit s’employer, avec un zèle infatigable, à établir partout des séminaires, n'épargnant, pour les multiplier, ni travaux personnels, ni dépenses de ses propres biens, ni sacrifices des meilleurs sujets de sa compagnie ; travaillant sans cesse, lui et les siens, à former Jésus-Christ dans les âmes des jeunes clercs, à les enfanter à la vie
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De FR TE ee CR
PRÉFACE. xix
sacerdotale, et à relever, soutenir ou perfectionner les prêtres dans les voies de la sainteté, où l’'éminente dignité de leur caractère les oblige de marcher constamment. À peine a-t-il institué son premier séminaire, qu'on y voit accourir, de tous les points du royaume, de nombreux disciples pour se former sous sa conduite aux fonctions et aux vertus de leur saint état, ou pour participer à son esprit de zèle envers les jeunes clercs, en devenant ses imitateurs dans les provinces.
Grand nombre de prélats désirent, comme à l'envi, des sujets formés de sa main, pour commencer leurs séminaires; et enfin, jugeant de l'œuvre par les fruits de bénédiction qu'elle produit de toutes parts, une assemblée générale du clergé loue hautement les desseins de M. Olier, applaudit à son zèle, et lui donne la plus authentique et la plus honorable approbation (1). Aussi, une multitu-
(1) Projet de l'établissement
de d'écrivains, de tous les Ordres et de toutes d'un séminaire ans
un diorèse,
les sociétés, ont-ils célébré unanimement ses in-4. 1651. 4-
vertus et ses travaux. Bénédictins, Chanoines réguliers, Dominicains, Franciscains, Minimes, Jésuites, prêtres de l'Oratoire, de la Mission et autres, l’appellent à l’envi l’ornement du clergé, un homme au-dessus de de tout éloge, par son zèle pour le rétablissement de la discipline, un prêtre qui a possédé dans le plus haut degré l'Esprit de Jé-
vertissement. — Lettres aut.de M.
Olier, p.14 et subr.