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PRÉFACE, xx]
cité, l'élévation de son esprit, paraissent assez par ses ouvrages; l'on en verra, d'ailleurs, mille preuves dans cette Vie. Les qualités de son cœur sont encore plus remarquables : la noblesse, la générosité, le cou: rage, joints à la bonté et à une sensibilité pleine de tendresse pour les maux d'autrui, semblent être ses caractères distinctifs. Il est vrai que son naturel impétueux causa, dans son enfance, bien des inquiétudes à la piété de ses parents; mais la grâce corrigea, et tourna même en autant de précieuses qualités, ce qu’il y avait d’excessif dans ces premières ardeurs de son âme. Dieu le prévint surtout, dans l'ordre surnaturel, des plus précieuses faveurs : il lui donna un grand fonds de religion, avec une tendre et ardente dévotion envers le très-saint Sacrement de l'autel et envers la très-sainte Vierge : dispositions les plus essentielles dans les prèétres, et dont il sembla remplir abondamment son serviteur, atin qu'il pût un jour verser, en quelque sorte, de sa plénitude dans les âmes des clercs qu'il aurait à former.
La Bonté divine fournit en outre à 1x.
. | , Il est formé M. Olier les moyens extérieurs les plus effi- Lar 1es plus hacaces, pour développer en lui les dons de Pie directeurs
des âmes, et a
la nature et de la grâce. Toute sa vie, il fut des rapports as: “à - A vec les persondirigé par les serviteurs de Dieu les plus nages les plus
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éminents dans la science des Saints. Sans 7"
txij PRÉFACE.
parler des maîtres habiles qui formèrent son enfance, il eut le bonheur, dès ses premières années, d’être fixé dans sa vocation à l'état clérical par le saint Évèque de Genève, de recevoir ses bénédictions prophétiques, ses douces lecons et ses paternels avis. Plus tard, saint Vincent de Paul, cet homme si éclairé dans la conduite des âmes, ce saint prêtre, le plus consulté peut-être qui fut jamais, devint, au moins pour un temps, le directeur de M. Olier, et pour toujours et jusqu’à sa mort, son conseil, son ami, son père, et même le père de tous les siens. Cependant un autre prêtre, nous ne dirons pas plus saint, ni plus prudent, mais qui paraît avoir été plus spécialement choisi de Dieu pour manifester à M. Olier sa vocation à l’œuvre des séminaires, et pour donner commencement à ce grand dessein, le Père Charles de Condren, général de l’Oratoire, achève de développer en son âme les plus püres notions du christianisme et du sacerdoce, et le laisse, en mourant, l’un des héritiers de son esprit. Enfin Dom Grégoire Tarrisse, général des Bénédictins de Saint- Maur, et le Père Bataille, religieux du même ordre, deux hommes tout livrés à l'Esprit de Dieu, lui sont donnés pour le confirmer et le soutenir dans les voies de la grâce, et lui servir de providence visible dans l’éta-
PRÉPACE. Xxiij
ièrent É blissement de son séminaire et de sa société. s pre- 1 Ajoutons que la divine Bonté lui ménage cation | ericore de saintes liaisons avec les âmes les » Ge: 4 plus éminentes de ce siècle, si fécond en ophé- À grandes vertus : M. Bourdoise, qui lui sert
ernels de maître dans le culte divin; le Père Yvan, 1, cet le Père Jean Chrysostome, le baron de
âmes, Renty, la mère de Bressand, la sœur Marre qui guerite de Beaune, la sainte veuve Marie emps, de Valence, et beaucoup d’autres, entre ijours lesquels nous aurions pu compter, comme i, son l'un de ses directeurs, la mère Agnès de s. Ce- Jésus, prieure de Sainte-Catherine de Landirons geac, depuis peu déclarée Vénérable par s qui le Saint-Siége.
jisi de Mais, pour le disposer par des voies en- X: ätion | core plus directes et plus immédiätes à Da perl ontiéi f l'exercice ü®= sa vocation, Dieu veut qu'il rentes Père acquière par l’expérience une connaissance ritlé par den toire, exacte des difficultés qui se rencontrent res.
plus dans les diverses fonctions du saint misacer- nistère, des moyens à employer pour les
hé- surmonter, et surtout des dispositions né-
poire cessaires pour les remplir saintement; en
saint- un mot, qu’il soit lui-même un modèle de
ème toutes les vertus sacerdotales et la forine
sprit d’un véritable prètre de JÉsus-Carisr. Aussi
“mer verra-t-on, dans M. Olier, un abbé com-
e, et mendataire vraiment digne de ce nom,
’éta-