CIRCONSTANCES DE L'APPARITION DE LA MÈRE AGNÈS
NOTE 1. — La tristesse douce et paisible qu'éprouva M. Olicr lorsque lamère Agnès lui apparut, accompagne quelquefois les apparitions célestes quand leurs circonstances ont quelque chose de triste ; c’est la remarque de Benoit XEV (1) : Optimè Gravina animad= rent trisbitian etiam aliquando permanere posse in apparitionibus divinis , si sermo sit de tristitia,queæ ad pœnitentiam inducit.….,Doctores aiunt tamen.….. vanquillitaten in animant inducere. On ne sait sur quel fondement le père de Salles s'est appuyé, lorsqu'il a avancé que M. Olier fut un peu effrayé de cette vision (2). L'auteur de l'Admirable vie de sœur Agnès de Jésus, qui avait conféré avec M. Olier , et avait mème reçu de lui une relation par écrit de ‘ette apparition , semble expliquer le sens de ces mots : Ce qui me donna beaucoup au cœur, en disant que M. Olier Jut afflige au possible à la vue de ce visage maïestueux et plein de larmes, ne sachant point qui c'était,et doutant que ce ne fût la très-sainte Vierge (3).
La mère Marie Bayol, religieuse de Langeac, dans sa déposition , assure qu'il n'y eut aucun discours entre l’un et l'autre, mais seulement, de la part de la mère Agnès, les paroles qu'on a rapportées (4). C'est aussi ce que dit le pere de saint Vincent (5); mais le père de Salles, moins bien informé, suppose que M. Olier demanda à la mère Agnès la cause de ses larmes, et qu'elle lui répondit : Je pleure pour
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NOTE 2, —M Olier conservait précieusement ce chapelet, dont il parle encore ailleurs dans ses Mémoires. EE paraît qu'il le donna, dans la suite , à madame de Saujeon, sa pénitente ; du moins celle-ci ordonna, par son testament, de rendre au séminaire de Saint-Sulpice un tableau de la sainte Vierge, qui venait de M. Olier, une figure de l'enfant Jésus, en argent , etun chapelet de la mère Agnès. Mais cette dame étant morte, environ en 1694, en laissant de grandes det-
tes (7), il y a toute apparence que les créanciers saisirent loute la
(1)Bened.X1V.
de Servor. Dei beatif. et Beat.
canon.lib.ut. cap.
LI, No 4, no 5,
(2\La manière de se donner à Dieu dans le siècle, ou règles du diers-ordre de Saint Dominique, in-12, 1680.
(3]Tuu. div. vi, chap. t.
(4) Summarium super introd. cause. test.
XUI, pag. 45. test.
(5)Année Dom.
1, part. pag. 417.
(6) La manière de se donner à Dieu , etc.
(7) Lettres diverses de M.
Tronson ,,t. 11, page 24.
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110 NOTES succession, et que ce chapelet ne retourna point au séminaire ; car le père Massoulié, célèbre théologien, ayant écrit de Rome pour savoir si le ehapelet donné par la mère Agnès à M. Olier était encore conservé au séminaire de Saint-Sulpice, M. Leschassier lui répondit, (t) Lettre de le 20 décembre 4704 : Pour ce qui est du chapelet de la vénérable mère : Fr 4 Agnès, nous ne l'avons pas (1).
Le père Massoulié possédait lui-mème un autre chapelet que la (8) Lettre ori- mère Agnès avait donné à l’une de ses sœurs, en qui elle avait une
Th Lyd particulière confiance ; et celle-ci, après la mort de la mère Agnès,
chives du sémi- Je donna à ce religieux. El y attachait le plus grand prix : Je le connaire S,S. car- J ton,mère Agnès, serve comme un trésor, écrivait-il (2).
NOTE 5. — L'apparition de la mère Agnès à M. Olier fut réelle et corporelle ; le titre du sommaire des dépositions le déclare expresstment : Cui serva Dei vivens apparuit Parisiis (3) ; et, dans les procédu-
(3) Num. 14, dures faites en 1708, Positio super introductione causæ et signatura comlé ‘ missionis (4), on lit: « Unde ingenti miraculo à suo monasterio quod distat à (4) In-folio, , parisiis ultra ducenta mülliaria, épsi abbati Olier du in seminario Sancti
Rome, c. 11,n,59.
» Lazari versaretur, ibique spiritualiaexercitia peragcret, visibilem,et quidem
» corporaliter, se reddidit. »