AGNÈS
erendissimi pro— , 69, p. 15. « Non tus quo serva Dei atum est quasdam tate et sanctitate i commendaverat , eosque continu ardentissimo zelo Deus ipsis eosdem ipste ratione sexûs suis adjuvantes, ut s invicem dividem necessaria sin , r, et quod intellec- ‘bus illæ obtinent, boribus viri apOStoille consequuntur, nt, Deus et lumen rajores fructus re
æ divina providenvir ille apostolicus, et, muluamque sibi susceperat, perfecandi.
» N. 72. Unde hujusmodi affectus servæ Dei erga dictum abbatem » summopere commendabilis est, dum ex illo tam ingens bonum in » omnes Galliæ regni diœceses derivatum est. »
NOTE 10. — « Je prie mon fidèle époux, écrivait un jour la mère Agnès à M. Olier, de vous donner une milliasse de grandes croix, lesquelles je vous souhaite pour très-humble salut (1). »
La mère Agnès fut cependant obligée de mettre des bornes à l’ar- :
deur de M. Olier pour la pénitence. Une fois entre autres, qu'elle lui avait donné une disripline très-meurtrière, il en usa sur lui-même avec une si excessive rigueur, qu'on craignit que la gangrène ne se mit aux plaies qu'elle lui avait faites; en sorte que la mère Agnès l'en reprit comme d’une indiscrétion que Dieu n'agréait pas (2).
IL paraît qu'elle usait elle-mème de cette discipline sans ménagement. Au moins elle écrivait à M. Olier : « Je vous envoie la discipline que j'ai autant larvée que j'ui pu; néanmoins les taches de sang y paraissent,
conne les taches de mes énormes péchés en ma pauvre âme (3).
NOTE 11. — La mère Agnès avait coutume de s'appeler l'abominable où gûte tout. Ecrivant une fois à M. Olier, elle lui disait : Toutes nos bonnes filles ont communié pour vous et pour vos messieurs , el en particulier pour les deux que vous n'avies recommandés ; mais Dieu veuille que je n'aie güté tout ce que les rutres auront pu faire, Une autre fois elle lui écrivait,en lui parlant des prières qu’elle faisait pour lui : « Mais je vois bien que tout cela ne vous peut servir de rien, comme étant une pauvre
miscrable abimée dans le péché ‘#4). »
NOTE 12. —Le sous-promoteur de la foi, dans la cause de la mère Agnès, fait remarquer que cette sainte fille devait , par ses prières, attirer la bénédiction de Dieu sur les œuvres de M. Olier, et que telle tait la fin de leur union et de tous leurs rapports : Et hujusmodi fuisse colloquia {id est, ut M. Agnès majores fructus obtineret abbati Olier) atque ad id solum collimasse hujusmodi amorem servæ Dei, habetur in summum. NumA4, sub $ 13, ub postquamilli significavit ipsum à Domino fuisse destinatum, ut primus seminaria ecclesiasticorum in Galliis erigeret, eumque adhortata fuerit ut religiosos abbatiæ Piberacensis ad pristinam observantiam revocaret, deinde subsequentia verba subjunxit. Sforsatevi procurarla pi presto che voi potete; e mentre
voi operarele per quest , io farà orazione (5).
1) Vie admirable de la mère Agnès de Jésus.
tom. 2. ms.
, Olier , par M. de Brelonvidiers ,t.1.p. 114.
— Vie de la mère Agnès, in 10, p. 50: el suiv. — La manière de se donner à Dieu, elc,p. 394. — Année Dominicaime, etc. Remarqueshisloriques, LI, p. 459.
(3)Vieadmirable de sœur Agnès, t. 1.
(4) Vie admirable de sœur Agnès, lu. Ms.
J Responsio ad animadversiones, R. promol. no 69.
NF
SUR LA RÉFORME DE L'ABBAYE DE PÉBRAC, TENTÉE PAR M. OLIER DE CONCERT AVEC L’ABBÉ DE CHANCELLADE.
NOTE. 13. — Lorsque saint Vincent de Paul écrivit au nom de
M. Olier à l'abbé de Chancellade, pour l’engager à réformer l’abbaye
de Pébrac, M. de Sourdis, archevêque de Bordeaux, fit à ce dernier
a, ) on la mème demande en faveur de son abbaye de Notre-Dame-deà l'histoire du Spionceaux en Saintonge. Alain, se voyant alors dans l’impossibi-
vén. Alaîn, liasse
18. no. i.— Let- js , , : : mn kcivai F trés autographes lité de donner à l’un et à l’autre la satisfaction qu'ils désiraient, prit
ee UTUR le parti de consulter saint Vincent lui-même, en le priant d'en conféde. a Art rer avec M.de Barrault, archevêque d'Arles (1), sa lumière et son conseil dans les occasions difficiles (2). Après avoir pris en effet l'avis de
ce prélat , saint Vincent écrivit à l'abbé de Chancellade , le 23
août 1655 : « Voici l'avis de monscigneur l'archevèque d'Arles : il
» juge que vous devez satisfaire monseigneur de Bordeaux le pre-
» mier, et M. l'abbé Olier le second. Mais si monseigneur l’archevè—
» que n'a fait accommoder Sablonceaux , ni n’est sur le point de le
» faire , il juge que vous ferez bien de traiter pour Pébrac. Si donc
» l'intention de monseigneur de Bordeaux ne peut être exécutée pré-
(3)Lettres aus, ” Sentement, il faudra traiter avec le tout bon M. l'abbé Olier. Il y a cer » dix-huit religieux en cette abbaye (5) : » L'archevèque de Bor- Alain de Solmi- deaux leva sur le champ tous les obstacles, et l'abbé de Chancellade
nihac, liv. 1, ch. , 2 XXI, envoya à Säblonceaux douze religieux de sa réforme (4).
NOTE 14. — M. de Caulet, abbé de Foix, dont il sera souvent
(8) Vie de Alain parlé dans cette Vie, fit la même demande à M. Alain de Solminihac,
fe. een ER pour réformer aussi ses religieux (5). 11 consulta dans la suite la Sor-
bonne sur la difficulté qu’il croyait devoir faire , d'admettre aux saints
ordres des religieux déréglés ; et il fut unanimement répondu que,
n'observant pas les vœux qu'ils avaient prononcés, ils n'étaient pas
en état d’être promus aux saints ordres, ni d’être admis aux sacre-
ments, quoiqu'ils eussent protesté au supérieur régulier , entre les
(G)Mémoires de mains de qui ils avaient fait leurs vœux, ne vouloir en user que de
A ue one cette manière. Le motif de cette décision fut qu'un particulier n’a pas
Geneviève, p.13. le pouvoir de se former une nouvelle règle , ni le supérieur de le dis- “à PRE penser des vœux essentiels, ni même l'évèque (6).
NOTE 15. — Le père Cloysault, dans la Vie du père de Condren, fait
peut-ètre allusion au désir que M. Olier avait d'embrasser la vie
monastique à Pébrac, durant cette mission, ou plutôt la suivante.
« M. Olier , dit-il, faisant paraître un grand désir d'entrer en