EST DESTINÉ 1ER L'OEUVRE
de Condren celui-ci s'ade Paul le e de l’année e lettre, ou iver de celui lumière, un Quoiqu'il en res les plus ne trouvant ent de Paul, etraite spiriinut enfin le eure si forte la regarder sur lui une la mort du s vive émoqui me saisil ème à prée de bonté , retraite, où yais m'avoir » celle d'un n te mettra
LE PÈRE DE CONDREN DOIT FOR“ER M. OLIER. 125 » en paix : Ce qui eut tant d'efficace , que sur-le-champ » je ressentis une paix et un calme indicibles. La tem-
A . . . A . . j . [A » pête qui semblait me devoir abîmer s’appaisa, et je n’en PA 4
» ai plus rien éprouvé depuis (1).»
Cette lumière surnaturelle ne doit point paraître étrange dans la vie de M. Olier, puisqu'il est hors de doute que Dieu, comme l'enseigne Benoît XIV , parle familièrement à ses amis, et qu'il a coutume de combler de ces sortes de faveurs ceux sur qui il a de grands desseins pour le bien de son Eglise *, Le changement de directeur, qui en fut la suite immédiate porte d'ailleurs une si vive empreinte de la sagesse divine, qu'il suffirait seul pour éloigner tout soupçon d'illusion. Il n’eut point en effet pour motif la sanctification personnelle de M. Olier : saint Vincent de Paul aurait pu sans doute le former aux vertus les plussublimes ; mais ce conseil de Dreu étaitordonné pour de plus hauts desseins , pour lui manifester sa vocation relativement à l'établissement des séminaires, et le disposer à en remplir toute l'étendue. Ce fut ce que M. de Maupas parut insinuer en signalant ce trait dans l’oraison funèbre de saint Vincent de Paul. « I fallait sans doute, dit cet » orateur , deux grands maîtres de la vie spirituelle, » M. Vincent et le père de Condren, pour former ce grand » sujet et le rendre capable des plus hautes maximes de » la perfection ; puisque la providence de Dieu s'en vou- » lait servir pour établir ce beau séminaire de Saint-Sul- » pice, et pour le rendre lui-même tel qu'il a paru depuis » dans la suite des temps , un père et un maître de tant de » de vertueux ecclésiastiques , qui maintenant , à l'heure » que je parle, travaillent dans nos diocèses avec abon- » dance de grâces et de bénédictions (2).» Dieu voulut en effet que, pour exécuter ce dessein, M. Olier vint puiser la grâce de sa vocation à la source même où saint Vincent de Paul avait reçu les prémices de la sienne, et que , par conséquent, il passàt sous la conduite du gé-
M. Olier t. 1.
(2) Oraison funébre à la mémoire de messire Vincent de Paul, ele, in-49. p. 55.
— Bibl. Royale.
IT
Les instituteurs des sémipaires ont puisé à l'Oratoire l'esprit de leur vocation.
(1) Viede Pierre de Bérulle , par Tabaraud, 1.1.
liv. ur. chap. 1
Bourdoise, Ms.
in-folio. liv. 1v.
chap. 1.
(3) Ibid. iv, v.
chap. XIV. p.