XVE
M, Olier fait une retraite sous la direc— üon du père de
Condren,
» (chez d'avoir en vous les mêmes pensées et les dispo
» sitions qu'il avait en faisant les mêmes œuvres ; et, quand » vous ne saurez point ses dispositions , ou que vous ne » pourrez les former en votre àme, unissez-vous par la foi SU. ri » seulement, c'est-à-dire , joignez par esprit vos œuvres à LL p.102.105. » celles du Fils de Dieu , que vous offrez ainsi avec les 104. 105.
vôtres (1). »
XVIL. Cette instruction, dont M. Olier retira les plus grands neue avantages pour lui-même , fut la maxime fondamentale de te ut: perfection qu'il s'efforça d’inspirer dans la suite au séminaire de Saint-Sulpice ; et, pour en faciliter la pratique , il laissa à cette communauté une formule de prière que l’on One Ÿ récite encore matin et soir, à peu près la même qu'il de M. Olier, LA. avait reçue pour son propre usage, de la bouche du père pag. 28. de Condren. Elle était conçue en ces termes (2) : f'enez , Seigneur Jésus,et vivez en votre serviteur dans la plenitude de votre force , dans la perfection de vos voies, dans la sainteté de votre Esprit, et dominez sur toute püissance ennemie dans la vertu de votre Esprit, à la "NOTE 15. gloire de votre Père". « Cette prière, dit M. Olier , con-
* tient toutes les demandes que l’on peut faire à Notre- + Seigneur pour la perfection de l'ame. D'abord, nous lui » demandons de vivre en nous , non-seulement selon sa » puissance ordinaire, comme il fait dans le commun des
» chrétiens, mais dans la plénitude de sa force, par la des-
Wuction entière du vieil homme en nous, et l'établisse-
ment de son empire dans nos cœurs , préchant et sou-
» Lenant ses vérités avec force, On lui demande encore »* que ce soit dans lx perfection de ses voies , c'est-à-dire » qu'il nous anime des sentiments les plus parfaits de son
amour, et nous remplisse des dispositions les plus pures s de son Esprit, comme sont celles de victime à la gloire » de Dieu. C'est à le chef-d'œuvre et la perfection de la
» religion, et ce fut la profession que fit Notre-Seigneur à + son entrée dans le monde, au rapport de saint Paul. On
» ajout
qui s » (ture » Ja si:
» qu'il » VCOrU » COM!
intr'odt siens honne peint]
Lor que les forces.
» que » COM » NC]
tion
» ren
» Cor
et les dispo-
es ; el, quand que vous ne us par la foi /0S ŒUYres à insi avec les
plus grands amentale de ite au sémipratique , il ière que l’on x même qu'il uche du père 2) : Fenez, dans la plee vos voies, Lez sur toute Lsprit , à la , Olier , conire à Notreord, nous lui nent selon sa commun des e, par la deset l'établissechant et sounande encore , c'est-à-dire arfaits de son es plus pures me à la gloire fection de la re-Seigneur à saint Paul. On
RETRAITE SPIRITUELLE, 147 ajoute : Vivez en nous dans la sainteté de votre Esprit ; ce qui signifie quele Saint-Esprit nous sépare de toute créa- Lure, et nous applique à Drevu seul; et c'est proprement la signitication du mot de sainteté. Enfin, on lui demande qu'il vive en nous, qu'il y règne et y domine, par la vertu de son Esprit, Sur toutes les puissances adverses, comme la chair , le monde et le malin (D). » M. Olier
introduisit aussi l'usage de cette prière parmi les parois-
siens de Saint-Sulpice , où , depuis , elle a toujours été en
honneur , et il en fit exprimer le sajet dans un tableau
peint par Le Brun , et qui fut gravé dans la suite.
Lorsqu'il commenca cette retraite, il était persuadé
que les travaux des missions surpassaient de beaucoup ses
(1) Copie des Mémoires de M.
Olier, Le Me pe 35. 36.
X VEET.
M. Olier se dispose à par-— tir pour la mis-
forces.« Depuis peu, dit-il, mon médecin n'avait déclaré sion. Sa con-
que je n'étais nullement propre à cet emploi par ma complexion , el que javais une poitrine si faible , que je ne pourrais faire autre chose que quelques exhortations à des grilles de religieuses. Etce qu'il y à eu de remarquable, c'est que Notre-Seigneur m'a donné un corps el un temipérament tout autre que je ne l'avais en ce temps-là, CCil n'y a personne dans notre compagnie qui Fait si fort que moi; c'est un présent du ciel, qui m'oblige bien à servir celui qui me la fait (2).
» Sur la fin de cette retraite, continue M. Olier, je pris, pour sujet de ma dernière oraison, la dévotion à la trèssainte Vicrge, et je désirai aller faire cette oraison dans une chapelle qui lui est dédiée, où je reçus beaucoup de consolations.Je me souviens que,n'en retournantensuite à Paris, avec M. de Foix, ilnous feliut passer la rivière , mais avec un danger non pareil, dans un petit bateau surchargé d'hommes et de chevaux, etmémeavec grande agitation de vent. Dans ce péril, j'apercus à l'autre bord une figure de la très-sainte Vierge attachée à une maisop ; alors je dis à mon bon ami : [n’y a rien à craindre,
la sainte Vierge nous regarde; et je n’eus plus de peur, ce
fiance.
(2) Mém. aut.
de M. Olier. LE.
pag. 109,