Chap. V4 p
(6) 4belly , liv.
. Chap. VU p.54.
150 NOTES sation de saint Vincent de Paul, il parle ainsi de cette espèce de prophétie : Berullius, velut futurorum , Deo sie donemte , præscius
instituendæ postmodum sacræ. Congregationis Missiomun auctorem ac
Jundatorem prasalutavit Vincention (1).
M. Descoureaux , prêtre de Saint-Nicolas-du-Chardonnet , dans la Vie de M. Bourdoise, in-40 , donnée au public, rapporte, qu'en 1611, saint Vincent de Paul et M. Bourdoise , ayant pris M. de Bérulle pour guide , afin de connaitre chacun le genre de vie auquel Dieu les appelait , ils firent une retraite sous sa direction ; que saint Vincent reconnut qu'il faudrait établir une société d'hommes apostoliques pour les missions des campagnes , et M. Bourdoise , qu'il serait utile de faire vivre les prètres des paroisses en communauté (2).
On ne doit pas néanmoins conclure de là, que saint Vincent connût déjà qu'un jour il donnerait naissance à la Congrégation de la Mission. Le récit de M. Descoureaux est tiré de la Vie manuscrite de M. Bourdoise, dont l’auteur anonyme l'a rapporté sur le témoignage de M. Barat, ancien préfet de la communauté de Saint-Nicolas , et qui l'avait appris confidemment de M. Bourdoise lui-même (3). Mais, d'après cet auteur, la pensée qui frappa le plus saint Vincent de Paul pendant sa retraite, ce fut l'état d'abandon où vivent Îles peuples de la campagne,et combien il était nécessaire de lessecourir ; ot, de son côté , M. Bourdoise comprit que, pour retrancher une multitude d'abus , il faudrait faire vivre en communauté les prêtres des paroisses (4).
En effet, si saint Vincent de Paul eût connu, dès Fannée 1611, qu'il dût établir la Mission , on ne voit pas comment tous ses histo-
riens, auraient omis une circonstance de sa vie si remarquable.
D'ailleurs, quoique, d’après le bruit commun, au rapport d'Abelly (5
et des autres, saint Vincent eût appris du père de Bérulle que DtEc le destinait à établir une société de prêtres , ilest certain qu'il n'eut point alors connaissance que ce dût être une compagnie d'ouvriers apostoliques , voués aux missions des campagnes (6). Saint Vincent de Paul parlant sur ce sujet, environ 47 ans après, s'en exprimait de la sorte : « Je puis vous assurer, messieurs et mes frères, que je n'avais jamais pensé ni à ces règles, ni à la compagnie, ni
même au mot de mission, C'est DIEU qui a fait tout cela... Ap- » pollerez-vous humain ce que l'entendement de l'homme n'a point
» prévu ? Nos premiers missionnaires n'y avaient pas pensé, non plus
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DU QUATRIÈME LIVRE. Li » que moi: de sorte que cela s'est fait contre toutes nos prévoyan- » ces e& espérances. Voilà M. Portail, qui a vu aussi bien que moi » l'origine de la petite compagnie, qui vous peut dire que nous ne (4) 4belly , iv. : Nu! : ‘ Fe ee 1, Chap. XLVHL p.
» pensions à rien moins qu'à tout cela (1). » Enfin ce ne fut que pour bp, 930, céder aux instances de M. Bourdoise , que saint Vincent permit de commencer les exercices des ordinands, dans Île collége des Bons- Enfants à Paris. Il protestait toujours qu'il n'en ferait rien, disant, (2) Vie de M. Bourdoise , Ms.
que les exercices n'étaient point de l'institut des Missionnaires (2). in-n0, p. 417. M. Bourdoise ne connut pas non plus à quels emplois la Providence le réservait, puisque , l'année qui suivit cetie retraite, il fit tous ses : : ‘ n n \ wy efforts pour entrer dans l'ordre des Feuillants, qui promirent d'abord ,(5) Vie de M.
Bou: doise, in-04 de le recevoir, et qui, à son grand déplaisir, le refusèrent ensuite (5). liv. 1 p, 60.