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GRIPPIÈRE ; , A NANTES, RSES.
e juillet, les éparer à de proposa en « provinces.
’absence de w consulter ré à partir vant, j'avais à Dieu dans rte, que j'en L. Olier parn prieuré de M. Meyster, rsqu'un fort 1elque temps es exercices ment dans la érinage voibmblait prenprofita aussi
ques entre-
apprit que, à euses de l'orrelàchement des divisions
communauté
PREMIÈRE MISSION DE LA RÉGRIPPIÈRE, 195 la perte de l'esprit intérieur (1), Il s'y rendit , poussé par un mouvement de zèle; et, sans se faire connaître, il y demanda lhospitaiité pour lui et pour un missionnaire qui l’accompagnait; c'était le 20 juillet 1638. Une espèce de maladie épidémique faisait alors beaucoup de ravages dans plusieurs cantons de la province ; les religieuses , le prenant pour un homme qui füyait la contagion , et craignant elles-mêmes de la contracter, lui refusèrent une retraite. Loin de se plaindre de ce traitement, l'humble disciple de JÉsus-CHRisr y trouva un nouvel encouragement à son généreux dessein ; el, sans retourner sur ses pas, il examina si,dans les cours qu'il avait traversées pour arriver à la porte du cloître , il ne rencontrerait pas quelque couvert pour passer la nuit. Il aperçut dans la basse-cour une masure qui servait de poulailler, evil y entra , espérant qu'au moins on lui permettrait de partager ce triste réduit avec les animaux confiés aux valets de la maison. Les valets, par respect sans doute pour lhabit et la personne d’un prêtre, n’osérent en effet le contraindre d’en sortir , et il y demeura en paix attendant les moaents du Seigneur (2).
La tranquillité avec laquelle il venait de supporter le refus qu'on lui avait fait essuyer, là charité qu'on admira dans tous ses discours , la modestie et la religion qu'il faisait paraître dans se: prières, ne tardèrent pas à lui concilier beaucoup de respect de Ia part des personnes qui occupaient les dehors de lt maison. L'opinion que l'on conçut de sa grande piété ayant pénétré dans l'intérieur du monastère, on Finvita à recevoir, dans le bâtiment des etrangers , un logement plus convenable; mais quelque instance qu'on lui fit, sa réponse fut toujours que sa petite loge était tout ce qu'il lui fallait (2). Un magistrat, président de la justice d'une ville voisine, qui se trouvait sur les lieux, ayant entendu parler de cet hôte inconnu, fut curieux de le voir, C'était une circonstance ménagée par la bonté divine , pour préparer le succès de là démarche
(4) Mémoires de M. du Ferrier, p. 141,— Vie de M. Olier, par le père Giry. Ibid,
(2) Vie Ms. de M, Olier par M.
de Bretonvilliers, t. LL p. 528.
(5) Ibid, pag.
qu'elle avait inspirée à son serviteur : le président, parti- n
culièrement lié avec la famille de M. Olier, dès qu'il Peut n
vu, n'eut rien de plus pressé que de le faire connaître aux js
religieuses qui l'avaient d’abord si mal accueilli; et, plusil à
|A leur témoigna combien il était recommandable par sa
(LA naissance, sa vertu et ses autres qualités personnelles, j
14 plus elles parurent affligées de ce qui s'était passé. Incon-
| solables de leur méprise, elles se hâtèrent de la réparer, : il en lui donnant aussitôt toutes les marques d'honneur et de d'estime dues à un homme de ce mérite ; et, après lui avoir bi. - fait porter des excuses proportionnées à la faute qu'elles se és, fi reprochaient , elles le pressèrent d'entrer dans l’hospice nl pour y occuper le plus honnête appartement, » I. La conduite de M. Olier, dans cette occasion, paraîtra de.
M M.Olierecon- ; F oe À : ; vertit 14 de ces tenir trop de la singularité pour être universellement ap- L il Pre plaudie; mais combien de traits plus singuliers dans les ”@ À Condren. saints de tous les siècles ? Iremercia, avec son affabilité bé» | al ordinaire , celles qui étaient venues de la part du couvent » d (fe fi lui offrir une chambre, et répondit bien autrement qu’on Fu f! ne s'y attendait. « Après que JÉsus-Cnrisr, mon maître, "à j » leur dit-il, a voulu naître dans une étable, et deineurer si 1 ‘4 fl » long-temps dans une crèche, il ne serait pas raisonna- : ë | | \ » ble que je sortisse si promptement d'un lieu où je me 4 » Vi
» trouve si bien. » De nouvelles instances ayant été employées en vain , les religieuses, aussi confuses que surprises de sa persévérance , ordonnèrent qu'au moins on eût
soin de tenir les animaux de la basse-cour éloignés du mi- N sérable asile que ce vertueux hôte voulait de préférence k le occuper jusqu'à la fin. « Non, répondit-il agréablement , M » ces pauvres bêtes qui m'ont si bien reçu ne méritent pas ” » d'être chassées ; eu si la voix du coq à pu convertir le | ‘
(1) Vie Ms. à » prince des Apôtres, je ne désespère pas que Dreu ne se
ie Ms. de é , : ani M. Olier, par M.” SC've du même moyen pour opérer enfin ma conversion. » qu de Bretonvilliers tp. 351.552
[y A ON S À * Haut se rendre à sa prière (D). x
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