‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 195 sur 489 · TS GS DR CT ARE · texte numérisé non relu

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qui, sans doute, soutenait la bonne œuvre par ses largesses. Elle était parente de M. Olier , mère de M. Vialar , l’un de ces ouvriers, et si Zélée pour la sanctification des ecclésiastiques, qu'elle contribua par sa générosité à l’établissement des exercices des ordinands à Chartres et à Paris *. Peu de temps après, M. Olier prêcha une autre mission aux habitants d’Illiers, petite ville à cinq lieues de Chartres ; elle laissa des fruits remarquables , non-seulement parmi les pauvres et les artisans *, mais aussi parmi les personnes considérables du lieu. De cenombre était M. Bellier, officier de laReine, illustre par ses alliances. Il était venu demeurer dans une terre auprès d'Illiers, et y avait conduit sa famille, composée de six enfants, quatre fils et deux fiiles. Les prédications de M. Olier produisirent dans leurs cœurs des (A) Wie 086 res impressions si profondes , que les deux demoiselles entrèligieuses de la rent dans la suite à la Visitation , deux de leurs frères em- DL de one brassèrent l’état religieux ; le troisième mourut jeune, et CE le quatrième, qui devint un fervent chrétien, étant mort peu après son mariage , sa veuve se retira dans la congrégation de {a Providence pour s’y consacrer à Dreu (1). XHIL Pendant que M. Olier se livrait ainsi dans l'exercice des Mnere missions à toute Ja ferveur de son zèle, un illustre prélat teur de Châ- Je demanda pour coadjuteur. Henri Clausse de Marchau- “ii mont, évêque de Châlons-sur-Marne, gémissait depuis long-tems sur l’état affreux où le dépérissement de la discipline avait réduit son diocèse ; et il faut convenir que ses inquiétudes ne pouvaient être mieux fondées. Le grandvicaire de ce prélat en écrivait ainsi à M. Bourdoise. « Les » moindres ecclésiastiques de Paris valent ici leur pesant » d'or. Combien de pauvres âmes de la campagne périssent » en nos quartiers , par la faute de leurs curés , qui sont Re » ignorants et plus qu'ignorants , et qu'il est impossible in-4. p.565. , d'ôter de leurs bénéfices (2). » Pour apporter un remède efficace à un si grand mal, l'évêque de Châlons avait conçu, depuis long-temps, le pro-

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