DÉCLARATION DU PÈRE DE CONDREN
plus temps (1). Ce fut peut être ce qui détermina le ; A mise : : : £ ae nm,t "errier, père de Condren à exposer alors, de vive voix, SON p, 275. XHIT.
Le père de chargeant de le communiquer aux autres, k veille même Rs ns ; . : : x ... Connaitre enfin du jour où se manifesta [a maladie qui le conduisit sile dessein de .., Dieu, touchant promptement au tombeau (2). « Il arriva, rapporte M. du jé Séminaires. » Ferrier, que j'allai voir le père de Condren, etcomme , (2) Mémoires | à 4 J j D k L L : de M.du Ferrier, » il venait de dire la sainte Messe , je lui proposai ce p.134.135.136. ne PT ch 4 ; 137.
» que j'avais à lui demander pour mon instruction. Dans ” . les réponses qu'il me fit, il redit encore qu'il fallait faire » quelque chose de mieux que ce que nous avions fai jus- » qu'alors. Mais, lui dis-je, mon père, que peut-on faire » de meilleur que les missions, où l’on voit tant de pé- » cheurs se eonvertir? — Je vais vous le dire , me répon- » dit-il. — Aussitôt je me ravisai, lui demandant par- » don de ma curiosité indiscrète, et le priai de ne pas » me faire connaître ce que e’était. — Non , me dit-il, ne » vous troublez pas : ce n’est pas curiosité ; c’est un effet
dessein à M. du Ferrier, l’un de ses disciples, en le
» de la providence de Dieu, qui veut que je vous déclare : enfin ce qu'il demande de vous ; le temps en est venu. » Mais puisqu'il est tard, remettons à demain matin : je » vous altendrai à huit heures. Je le quittai, et me retirai.
» Le lendemain , après avoir dit la sainte Messe, je me » rendis, à huit heures du matin, à la chambre da père de » Condren , où je trouvai M. de Renty, qui se retira , lors- » qu'il lui entendit dire que j'étais fidèle à l'heure du ren- » dez-vous. Etant donc seuls, il commença à me parler ; » CE après n'avoir montré que le fruit des missions, quoi- » que excellent, se perd, s’il n’est conservé par de bons ec- » clésiastiques, parce qu'il n'est que passager , il conclut » qu'il fallait nécessairement travailler à en former dans » l'Eglise, sans compter sur ceux qui sont déjà avancés en » Âge, et promus aux ordres sans préparation , parce qu'il » d'arrivail presque jamais qu'un mauvais prêtre se con- » verlit. C’est donc, ajouta-til, une raison qui doit nous
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» convaincre de la nécessité d'élever les jeunes gens
dans l'esprit clérical : ce qui ne peut se faire que dans » des séminaires, comme le Concile de Trente nous l'x » Saintement montré. Sur cela, je lui exposai des difficuités qu'on croyait alors insarmontables , et lui rappelai la persuasion où chacun était qu'inutilement on travaillerait à
» établir des séminaires, après qu'on avait vu depuis plus » de soixante ans que ceux de Toulouse, de Bordeaux, de » Rouen, n'avaient pu réussir, nonobstant les soins des » cardinaux de Joyeuse et de Sourdis. Il me fit voir qu'on » se trompait ; qu'il n’y avait rien de plus aisé que d’en éta- » blir utilement, pourvu qu'on n’y reçût que des jeunes » gens avancés en âge, el dont le jugement, déjà formé, » püt faire juger, après les avoir éprouvés quelque temps, » s'ils étaient appelés au service de l'autel. Il s’étendit beau- » coup là-dessus, me donnant courage pour attendre » le secours que Dieu donnerait indubitablement à cette » œuvre. [Il ajouta même qu'il ne fallait point perdre de » (emps pour commencer, parce que Pesprit malin ne » Mmanquerait pas de faire naître des divisions et des trou- » bles pour empêcher de former de bons ecclésiastiques. » Nous étions alors dans une grande tranquillité, et on ne » parlait point eucore de ces opinions qui ont jeté depuis » la division , avec un dommage extrême, dans VEglise. [ m'avertit enfin de ne prendre aucun parti que celui du Pape, et d'éviter les combats de paroles et les contentions , selon la recommandation de saiut Paul.
» Dix heures sonnèrent, et frère Martin, qui était son assistant, vint Pavertir de dire la sainte Messe ; il lui dit
d'attendre encore. Le frère revint à onze heures, et le
» pressa un peu : alors je fus sarpris d'entendre le père »* de Condren, cet homme si sage et si circonspect, lui » faire cette réponse : Mon Frère , st vous saviez ce que » je fais ,vous ne me presseriez pas; car ce que je fais
» vaut mieux que ce que vous voulez que je fasse. Enfin,
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