‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 307 sur 489 · VAUGIRARD. FRÈRE CLAUDE · texte numérisé non relu

VAUGIRARD. FRÈRE CLAUDE

» ce sont celles qui se préparent pour aller dans le Canada, » et qui s'occupent des affaires de la religion dans ce pays. » Frère Claude y vint aussi de son côté; pendant toute la » Messe, il ne fit autre chose que demander à Notre-Sei- » gneur , Ce que je lui avais tant demandé moi-même depuis » longtemps, e'est-à-dire, que je fusse tout consommé en » Jui, et que tout mon vieil homme füt entièrement ané- » anti. El demandait encore à Dreu que je fusse le général » de ses capitaines, lesquels pourraient former ensuite cha- » cun un grand nombre de soldats. Ces prières, qu'il faisait » avec un zèle ardent, étaient produites en lui par le pur » mouvement du Saint-Esprit; car il ne savait rien de ma » vocation pour le clergé, et je ne sache point que per- » sonne lui en eût jamais rien dit. Cela me montre claire- » ment combien Notre-Seigneur désire que je le serve en » lui formant des prêtres (1). Dieu lui imprima même une » si vive affection pour moi, pendant que j'offrais le saint » sacrifice, qu'il n'en pouvait plus supporter la violence. » Ayant eu occasion de le voir l'après-midi, il me dit dans » les U'ansports de l'amour divin qui le consume : IF y avait » si long-temps que je cherchais un frère, sans pouvoir » encore le trouver ; vous êtes celui que je cherchais : je » n'en ai point rencontré jusqu'à présent de semblable; je » ne puis plus vous quitter , ane Notre-Seigneur m'a lié » étroitement à vous. Les circonstances de celte entrevue » ont fait sentir plus que jamais , que je ne suis de mon » fond que néant et péché, n'étant par moi-même qu'abo- » mination et malédiction de Dieu. Je vois plus clair que » le jour, qu'il y a au dedans de moi quelque chose qui » n'est point moi-même : c'est celui qui oblige ces saintes » âmes à s'approcher de moi, et à dire ces paroles de bé- » nédiction qui ne tombent que sur Notre-Seigneur (2). » [prend plaisir à résider en moi, et à faire en moi et par » Moi, par sa pure complaisance et sa sainte volonté, tout

(1)Mémoir.aut.

de M.Olier, t. 11.

pag. 527. 550.

verso,

(2) Hém, aut.

de M, Olier,t. v.

p.351 vers. 552.

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