‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 323 sur 489 · LE ROUSSEAU · texte numérisé non relu

LE ROUSSEAU

avoir conféré avec À Olier, eut la pensée d'ei auprès de l'église elle lui vapporta toutes

hatin, à neuf heures,

DU NEUVIÈME LIVRE. LL » dit-elle, vous étiez avec M. le curé our traiter de cette affaire ; « il vous en a parlé le premicr, et vous à fort sollicité de prier » M. Olier de s'y rendre favorable (1). » Gette circonstance ne fut pas sans un dessein particulier de la Providence, puisqu'elle ne contribua pas peu à diminuer les oppositions des compagnons de M. Olier, la plupart très-prévenus contre le projet d'accepter la cure. En s'y rendant favorable, sur la réponse du père TFarrisse, M. Oficr n'avait pas eu la pensée de la prendre pour lui-même. Trop petit à ses propres veux pour ne pas ètre effrayé d'une charge aussi considérable, il avait d'abord eu le dessein, pour ne pas résister aux ordres du ciel, de Ja faire accepter à celui de ses prètres qu'on aurait jugé le plus digne et le plus capable de la gouverner (2, Mais tous ceux à qui il s'adressa la refustrent.Quelques-uns néanmoins, touchés pu l'espérance des grands fruits que pourrait produire, dans une si vaste paroisse, une compagnie d'ecclésiastiques gouvernés par un homme tel que M Olicr, étaient d'avis qu'il l'acceptât pour lui-même. Les autres ne goûtaient pas ce dessein, et désiraient qu'on y renonçât tout-à-fait.

Hans cette diversité d'opinions, il consulta les personnes qu'il croyait être remplies de Fesprit de Dieu, surtout Marie Rousseau elle-même. «Le premier jour que je lui en parlai, dit-il, je lui , exposai le désir que j'avais de faire tomber cette eure entre les » mains d'un homme de bien, ajoutant que j'étais disposé à céder

un de mes bénéfices pour permuter avee M. de Fiesque , come

il nous Pavait demandé. Non, me dit-elle, il faut que ce soit vous-même qui preniez la cure de Saint-Sulpice. Depuis ce jour- - À, elle m'a assuré que Dieu le voulait ainsi, et que cela serait (3). » Elle à même déjà écrit le bien qui, dit-elle, se fera par nous dans cette paroisse, selon la lumière qu'il a plu à Dieu lui en donur (4), Etant allé la voir le vingt de ce mois , elle connut que

plusieurs de nos messieurs, opposés jusqu'alors à ce dessein,

avaient changé ce jour-là même de dispositions, et m'en donna

wis, en me disant : Quand vous retournerez chez vous, vous trou- °\erez bien du changement, les personnes qui étaient les plus contraires au dessein de la cure ne le sont plus maintenant (5);

ce qui arriva de la sorte, »

NOTE 10. — Le père Bataille, aussi bien que le père TFarrisse, considérait la cure de Saint-Sulpice, comme une occasion offerte

bar la Providence pour l'établissement d'un séminaire, où l'on pré-

(1) Vie de 41.

Olicr, par M. de Brelonvilliers,t.

Ep. 128,

(2) Ibid, p. 25.

(3) Mémoires aut. de M, Glier, Loup.

(4) lbid. tn.

(5) Vie de M, Olier, par M. de Bretonvilliers.i.

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h16 NOTES

parcrait au sacerdoce des ecclésiastiques de toutes Ics provinces en du royaume. Il regardait la chose conmune si assurée, qu'avant mème de la eonclusion du traité avec M. de Fiesque, et au commencement » du mois de juin, il approuva que M. Olier louât une maison voi- » ( sine du presbytère de Saint-Sulpice, et qu'il y employât déjà des 2" ouvriers pour la mettre en état de recevoir les jeunes ecclésiasti- » | ques réunis à Vaugirard. « J'ai appris, dit M. Olier, par quel motif ON » je devais contribuer au logement que l'on prépare pour le sémi- + » naire, et qu'il fallait édifier la maison, de ma propre substance, »S » puisque Notre-Seigneur avait édifié l'Eglise par son sang, c'est-à- » » dire que je devais y contribuer surtout par + charité, bien plus sh

» précieuse que tout l'or du monde, et que Dreu répand dans les » à » cœurs. Ces pci.sées se présentaient à moi à l'occasion de la bént- » € 2 diction que me donna mon directeur, en approuvant cette dépense, Mi. ft) Mém. aul. N | | | : el de M, Obier, 1. » qu'il me recommanda de faire dans l'esprit de Notre-Seigneur (1). » DÉVOUEMENT BU SÉMINAIRE À LA PAROISSE DE SAINT-SULPICE, N NOTE 11.—La protestation de dévouement perpétuel à Fa paroisse *.*

de Saint-Sulpice que M. Olier et les siens firent en 1642, fut sans

doute ratifiée par la bonté divine ; car depuis M. Olier jusqu’à ces der-

Au: fl “a niers temps les curés de cette paroisse ont été tirés du corps du sé-

‘me É minaire, ou s'y sont agrégés. Le séminaire n'a cessé de faire partie du ES clergé de cette église, d'y célébrer les Offices divins, dy préparer é {1 les enfants à la première eommunion, et d'y instraire la jeunes "

li (2 Kemarques : St RTE en A di Bistoriquest.p. Var les Catéchismes, où trente ecclésiastiques sont occupés durant

LS EN LE neuf mois de l'année (2). M. Emery regardait cette union avec la

paroisse comme si nécessaire au maintien de l'esprit du séminaire

de Saint-Sulpice, qu'il aima mieux, après la démolition du biti-

ment, en 1802, acheter, à ses propres dépens, une autre maison très-

incommode rue du Pot-de-Fer,que d'accepter les offres avantageuses

bE * qu'on lui fit, de se fixer dans d'autres quartiers éloignés de l'Eglise,

éloignement qui eût rompu tout-à-fait cette union.

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